des Insectes. X. Mem. 419
appartient au ver qui le précédé, & à celle qui appar-tient au ver qui le suit. Nous avons vu ailleurs que lesoeufs des mouches, quoique contenus dans des vaisseaux,semblent à découvert, & que ces œufs oblongs formentde petits paquets semblables à des paquets de baguettescourtes, & cela par les plis des vaisseaux, ménagésrépé-tés *; la disposition du canal qui est la matrice de la *xi. 28.6^mouche vivipare, ressemble apparemment à la disposi- H & 1lion des conduits des œufs des mouches ovipares.
Pour bien voir la forme de cette lame, qui ne paroîtqu’un assemblage de vers, pour la voir dans son entier,
& fans qu’il s y soit fait de dérangement considérable, ilfaut que le temps où l’on cherche à la voir, ne soit pastrop proche de celui où les vers doivent naître; car lesgrandes blessures qu’on fait à la mere, les commotionsqsson cause dans ses parties intérieures, déterminent lesvers qui ont presque pris leur accroissement, à faire desefforts capables de briser leurs enveloppes.
Mais on trouvera quelquefois une matrice dérangée, &détruite même en grande partie, qu’on n’avoit pas lieude soupçonner en cet état, & quoique le corps de lamouche ait été ouvert avec toutes les précautions néces-saires; on trouvera le corps rempli de vers vivans qui sesont répandus dans ía capacité après avoir brisé leurs en-veloppes. Ce fait est plus singulier qu’il ne le semble d'a-bord, & j'ai eu besoin de le voir bien des fois avant qued'être convaincu de fa réalité; il prouve que ces vers nenaissent pas comme naissent les autres animaux; dès queceux-ci íè sont tirés de la matrice, dès qu’ils se sont dé-gagés de leurs enveloppes, ils paroissent au jour, au lieuque les vers de nos mouches vivipares ont, pour ainsi dire,à naître deux fois. Après leur première naissance ils sotrouvent dans la capaçité du corps de leur mere, & àTome IV . Ggg