X PREFACE.
second œuf, Sc elle apporte la provision de pâtée nécessairepour nourrir le ver prêt à éclorre ; alors elle ferme cetteseconde cellule en bâtissant ía cloison qui la doit séparerde la troisième cellule. C'esl ainsi qu’eile remplit Sc fermeles unes après les autres, toutes les cellules que peutfournir le long trou divisé en parties égales. EÎle percedans le même morceau de bois, ou dans un autre, plusou moins de trous, íèion qu’clle a plus ou moins d’œufsà pondre. Le ver qui fort de chaque œuf, après avoirété logé & pourvu d’aíimcnts, n’a plus besoin des foins-de la mere, il coníume peu à peu la provision dc pâtéequi lui a été donnée : quand il ne lui en reste plus, i{est en état de se métamorphoser en une nymphe qui setransforme eníùite en mouche : si celle-ci est une semelle,elle prépare à son tour des logements aux œufs quelledoit pondre.
J’ai déja un supplément à donner à ce que j’aî rapportéde {'histoire de ces mouches dans le second Mémoire.Lorsqu’il a été imprimé, j’ignorois, & je n'ai pas manquéde le dire, comment elles transportent à leur nid lespoussières des étamines des fleurs, qui font la base de la
pâtée qu’elles préparent à teursvers. Nous avons vu dansJe cinquième Volume, que les mouches à miel ramassentaussi de pareilles poussières, quelles fçavent en faire deuxpetites pelottes, & qu’eíles chargent une de leurs jambespostérieures d une de ces pelottes, Sc i’autre jambe desature. Sur chacune de ces jambes se trouve un endroitplus enfoncé que le reste, qui, au moyen de poils grosSc roides dont son contour est bordé, équivaut à une petitecorbeille pour recevoir & retenir une des pelottes. C’estdans cette petite corbeille que la mouche à miel portesuccessivement avec une de ses jambes de la seconde paire,& quelle colle des poussières d'étamines, jusqu a ce que