P R E' F A CE. x;
toutes ensemble y composent une masse de îa grosseurà peu-près d’unc lentille. J’ai dit* que le petit enfonce-ment en maniéré de corbeille ne se trouvoit pas fur la partiedes jambes postérieures dune abeille perce-bois, analogueà la partie des jambes postérieures de la mouche à miel,où on peut l'observer. J’en ai conclu que les poussièresd'étamines que la perce-bois traníportoit à íòn nid, nepouvoient pas être réunies en une pclotte fixée fur lapartie de fa jambe, analogue à la partie de la jambe deía mouche à miel, qui sert à en retenir mie. J’ai depuiseu occasion de m’astiirer que la conclusion que j’avoistirée, étoit juste; mais j’ai appris en même temps quej’avois hazardé une conjecture qui n’étoit pas aussi vraye.J’ai soupçonné que chaque jambe postérieure de la perce-bois avoit une partie autrement placée que fur la jambede la mouche à miel, qui faifoit í’office de corbeille; &j’ai vû depuis que la perce-bois n’avoit pas la corbeille,ni n’en avoit pas besoin. J’en ai observé à mon aise plu-sieurs qui, en marchant dans la petite forêt de filets d'éta-mines qui entoure une tête de pavot, y faisoient de grandsdésordres par íe volume & le poids de leur corps ; elles ren*versoient les filets qui se trouvoient dans leur chemin, ellesles couchoient ; alors la mouche ne pouvoit manquer defrotter ses jambes postérieures contre les sommets de cesfilets, & d’en détacher les poussières qui étoient retenuespar les poils & entre les poils dont les deux jambes enquestion sont hérissées. Après avoir parcouru un ou deuxgros pavots, chacune de ces dernières jambes étoit. cou verted une épaisse couche de poussières jaunes, qui lui sormoituneefpece de botte fins pied. Cette couche avoit plus deconsistance qu’on n’eût cru qu’elle en dût avoir : la mou-che avoit pris foin de l’humecter avec du miel enlevé parfa trompe à différentes parties de la fleur. C’est de quoi
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