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en suspens ; il coupa en deux transversalement quelques-uns de ces petits corps, espérant que s’ils étoient desplantes, chaque moitié étant remise dans seau, continue-toit d’y végéter, & qu’ii s’y referoit une nouvelle partiesemblable à peu-près à celle dont elle avoit été séparée.II se fit auífi dans chacune une reproduction, & pluspromptement qu’on ne s’y seroit attendu. Les cornesmanquoient à lune ; après un jour ou deux, des cornesrepoussèrent fur le bout de celle-ci, fait par la section.L’autre partie, celle à qui les anciennes cornes étoientrestées, avoit besoin que son bout produit par la sectionse resaçonnât de maniéré à devenir propre à s attachercontre le verre; il fut resaçonné en moins de vingt-quatreheures. Pendant que cela se passoit, pendant que chaquepartie croislòitpour redevenir un corps complet , & queM. Trembley continuoit journellement de couper deces petits corps, il ne cessoit pas de considérer ceuxqu’il avoit laissé entiers ; tous les jours ils lui montroientde nouvelles manœuvres , comme pour le forcer à recon-noítre qu’ils étoient de vrais animaux. Mais cette sagedéfiance sans laquelle on ne sçauroit avoir des observa-tions sûres, cette défiance qui doit s augmenter à mesureque les faits se présentent avec un plus grand air de mer-veilleux, ne permit pas d’abord à M. Trembley de dé-cider fur la nature de ces petits corps dune forme fidifférente de celle des autres animaux quil avoit euoccasion devoir, & dans lesquels il trouvoit une propriétéfi surprenante & qu on croyoit n'appartenir qu’aux seulesplantes: il désira que je l’aidasse à prononcer; après m’a-voir fait part clans le mois de. Décembre 1740, de sesobservations, il me fit parvenir par la poste plusieurs deces petits corps singuliers dans une bouteille pleine d’eau :je ies reçus pleins de vie. Malgré ce qu’il m avoit écrit
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