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avant que d’y parvenir, sur-tout si on ne sçait pas i esmettre à l’abri des dangers dont nous parierons ailleurs,
& si on n’a pas ie foin de les tenir dans une terre hu-mide à un point convenable ; elles périssent dans la terretrop imbibée d’eau, comme dans celle qui n’esl pas suffi-samment humectée. Mais le temps que demande cettereproduction, & les attentions nécessaires pour la faireréussir, ne diminuent en rien le fond de la merveille. IIest bailleurs heureux que les vers de terre nous la puissentfaire voir, étant de très-longs & classés gros infectes, donton peut avoir des milliers en toute saison ; ils offrentdes facilités poursuivre le progrès d’un développement ftdigne detre étudié, que ne donneroient pas des infectesplus petits, & dont il est plus difficile d'avoir une quan-tité qui suffise à des essais assés multipliés. La dissectionqui peut nous faire voir combien la portion antérieuredu corps de ces vers renferme de parties qui ne setrouvent pas dans la portion postérieure, combien cellesqui font contenues dans i’une, diffèrent de celles quifont logées dansfautre; la dissection, dis-je, aide à nousfaire concevoir une plus grande «Sc plus juste idée des pro-diges qui arrivent lorfqu’une portion du corps redevientun corps entier, lorfqu’elle acquiert toutes les parties quiétoient restées aux portions dont elle a été séparée. Parmiles vers de terre il y en a plusieurs efpcces différentes decelle qui íè présente le plus souvent à nos yeux; j enconnois deux dans lesquelles les reproductions fe fontplus vite que dans l'efpeee la plus commune.
Les vers de terre ne sont pas apparemment les seulsinfectes terrestres qui puissent être multipliés par unevoye qu’on ne devoit pas soupçonner propre à être em-ployée pour cette fin ; mais les efpeces que nous avons in-diquées, tant d’infectes d’eau douce, que de ceux de oter*Tome VI, i