ìxv} PREFACE.
sufÉroient pour nous prouver qifune propriété si incon-cevable a été accordée à bien des eípeces d’animaux; peut-être s’étonnera-t-on par la fuite, du moins ne fçauroit-ons’empêcher de regretter qu’elle n’ait pas été accordée gé-néralement aux animaux de toutes les eípeces. Mais il ícm-ble qu elle étoit duë par préférence à ceux dont le corpsfragile est souvent en risque de fe casser, quelques-uns aussides vers d’eau douce qui font, fe cassent aisément en deux.Apparemment qu elle aura été accordée encore aux in-sectes à qui il arrive souvent de n etre mangés qu en partiepar d autres infectes, ou par de plus grands animaux, pouria pâture defqueís ils font destinés. Les vers de terre, parexemple, font íbuvent exposés à avoir f un ou f autre boutde leur corps mangé par les taupes.
Nous ne nous sommes nullement proposés de discuterici à fond tout ce qui tient à une matière si curieuse &si nouvelle ; on la traitera avec plus d'étendue & de soli-dité, quand on aura eu le temps de multiplier les obser-vations, quand on pourra combiner les faits vûs pardifférents observateurs, & quand enfin nous serons unpeu revenus de f étonnement dans lequel nous ont jettésdes faits auxquels nous aurions dû si peu nous attendre.Tout ce qui se passe'pendant le progrès de chaque re-production , ou au moins ce qui en peut être vu, mériterad etre rapporté au long. Ces nouvelles productions ser-viront peut-être à nous donner des éclaircissements furce mystère de la Nature, si caché & si intéressant pournous, fur la génération des animaux. Dans les bouts deces portions d animaux, qui deviennent peu à peu des ani-maux complets, une sorte de génération se fait à décou-vert, ià des développements de germes fe passent fous nosyeux; enfin, nous pouvons y suivre le progrès de l'ac-croissement dun animal prefqu entier depuis le moment