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Tome sixième.
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LXVII
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P RE' F A CE. íxvij

OÙ il n etoit qu’un embrion qui a commencé à se montrer,comme il nous est permis de suivre dans tous íes états,,nue branche d’arbre qui doit son origine à un bouton quenous avons vu s’épanouir. Mais nous n’avons pas autantd éclaircissements à espérer par rapport à des questionsmétaphysiques auxquelles la nouvelle découverte donnelieu. Un sentiment intérieur, & même une espece d’es-prit de justice, font que le commun des hommes nesçauroit se résoudre à refuser une ame aux animaux : peude Philosophes se croyent sondés à íes traiter de puresmachines ; mais y a-t-il des âmes sécables î Quelles fortesdamesseroient-ce que celles qui, comme les corps, se lais-ssroient couper par morceaux & se reproduiroient demême! Si l’ame dans les bêtes a un lieu affecte, où elleíe tient à la maniéré des âmes, si ce lieu est dans la tete,imaginerons-nous que chaque tronçon du corps est nonseulement pourvu à son bout antérieur d un germe de tete,mais que de plus ce germe de tête en contient un d ame;c’est-à-dire qu’au germe propre à devenir une tête, est at-tachée une ame qui ne fera en état d’exercer ses fonctions,que quand le germe de tête se sera développé, qu il auraacquis la puissance de faire les fonctions de tête, & qu ilfera devenu celle d un animal! A quelque point que nosdécouvertes se multiplient en physique, nous ne devonspas nous promettre d’en devenir plus éclairés par rapportà déshérités d’un autre ordre, par rapport a celles qui ontpour objet des êtres qui ne font ni corps ni matière.

Nous avons cru ne devoir entrer ici dans aucun détailde f histoire des premiers insectes auxquels on a décou-vert la propriété de pouvoir être multipliés comme lesplantes, par boutures. Nous nous sommes même abstenusd’indiquer beaucoup de faits singuliers que Ies polypespeuvent nous apprendre ; nous ne scandons pourtant