Band 
Tome sixième.
Seite
LXXII
JPEG-Download
 

íxxij PREFACE.

assemblages d’un nombre prodigieux de cellules de poly-pes, en un mot, que plusieurs de ces productions de lamer, que tous les Botanistes qui les ont décrites, ont prisespour des plantes, ct ont fait représenter comme tellesavec complaisance, n’étoient que des polypiers. Les ob-servations de M. Guettard lui tirent voir aussi fur les côtesde Poitou, ct il men apporta, toutes les efpeces de po-lypiers, avec les petits habitants dont ils fourmillent, queM.de Jussieu avoit vues fur celles de Normandie, ct mêmequelques-unes de plus; mais M. de Jussieu étant retournécette année au printemps fur ces dernières côtes, y a dé-couvert de nouvelles efpeces de polypiers, ct il y en resteapparemment encore beaucoup d’autres à découvrir.

Cette idée singulière jusqu a paroître trop bizarre, quedes productions si parfaitement semblables aux plantes lesplus régulièrement ouvragées, n’étoient point des plantes,qu elles n’étoient que des assemblages de nids d'insectes,a déja été proposée il y a seize ou dix-sept ans; elle futalors mal reçûë, ct il n en a pas été question depuis. Cen’cst pas assés d’annoncer des vérités, íur-tout íoríqu’eílesfont peu vraisemblables, il faut être en état de les fairereconnoître pour ce qu’eiles font- Depuis que les Physi-ciens s etoient convaincus que malgré ce que Pline ctplusieurs anciens en avoient écrit, le corail n etoit pasplus naol dans la mer que les pierres ne le font dans leurscarrières, que son écorce feule étoit molle alors, & quede même les madrépores, lesrétépores, ctc. avoient dansja mer la dureté des pierres ; depuis, dis-je, que les Phy-siciens s etoient convaincus de la réalité de ces faits, illeur avoit semblé bien difficile de faire végéter les corauxct toutes les productions appellées plantes pierreuses. Maisdes observations que fit M. le Comte de Marsigfi, pen-dant ion séjour aux environs de Marseille, parurent avoir

constaté