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Tome sixième.
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LXXVI
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ixxvj P R E’ F A C É.

Iì a fallu découvrir que des animaux avoient une façonsde se multiplier qu’il n’étoit pas permis de leur soupçon-ner, pour parvenir à reconnoître que les polypiers nefont nullement des plantes, & qu’ils font véritablementf ouvrage des insectes par qui ils font habités, Sc surtoutpour comprendre comment ces petits animaux peuventdiíposer avec régularité la suite des cellules dont leurs-polypiers font composés, comment ils font faits par cespetits animaux.

Entre les polypes il y en a qui marchent, & if y en ad autres dont la vie est aussi sédentaire que celle des huî-tres ; chacun de ceux-ci est logé dans une espece de celluleou de tuyau membraneux. Les petits qui poussent fur lecorps des polypes qui changent dé placé, végètent, pourainsi dire, juíqua ce qu’ils soient parvenus à une gran-deur souvent peu inférieure à celle du polype mere; alorsje petit ou les petits s’en détachent. C’est ce qui feratrès-bien expliqué dans leur histoire par M. Trembley, àqui cette découverte est dûë. Nous avons observé M.Bernard de Jussieu & moi que les polypes d’eau douce àpennache, qui passent constamment Sc nécessairementîeur vie dans un même lieu, ont une façon de se multi-plier qui leur est commune avec un grand nombre d’au-tres animaux, ils pondent des œufs bruns,& un peu ap-platis. Nous avons vu naître des petits de ces œufs ; mais'ces polypes sont déja vieux, Sc peut-être prêts à périrlorfqu’iis pondent. Pendant qu’ils sont jeunes, Sc encoretrès-jeunes, ils se multiplient d’une autre façon plus re-marquable , Sc précisément la même que celle dont somultiplient les polypes mobiles. € est avee une seule dif-férence bien essentielle à sçavoir ; elle explique claire-ment la formation de ces polypiers qui ressemblent àdes plantes; c est que se tuyau du polype nouveau né