P R E' F A C È. favij
reste pour toujours greffé en quelque forte fur le tuyaude celui qui lui a donné naissance; du corps, ou, pourdire plus exactement ce qu il est permis de voir, du tuyaud’un polype, nous avons vû fortrr peu à peu un tuyauqui contenoit un polype naissant, nous avons vû ce nou-veau tuyau s allonger, & le polype par qui rl étoit ha-bité , se montrer pour faire toutes ses manœuvres. II avoir2 peine quelques jours qu’il donnoit naissance lui-mêmeà un petit dont le tuyau étoit & restoituni au sien. C’estainsi que nous avons vû se former des files de tuyaux depolypes, greffés les uns fur les antres, que nous avons vûfe former des polypiers, que nous n’eussions pas hésité àprendre pour des plantes si nous ne les eussions pas suivisdans le progrès de leur accroissement > ct s il ne nous eutpas été permis de nous assûrer qu’ilsn’étoient qu un assena*filage singulier de cellules construites les unes âpres lesautres, ct habitées par de très-petits animaux.
Après être parvenu à voir ainsi des polypiers cFèaitdouce se former & croître scrus íès yeux, on ne s’en laisseplus imposer par la figure élégante, par ie nombre desbranchages, par celui des articulations plus artistementfaites, & plus proches les unes des autres qu’ont diversesproductions de la mer, dont M. Tournefort a fait ungenre à qui ii a imposé le nom de corallines ; il a donnéà ces plantes pour caractère d’être découpées fort menu *fr de croître au fond des eaux. Chacune de ces parties'Attachées à la file les unes des autres par une forte d'arti-culation, est reconnue pour ce qu’eíle est,lorsquorr en %vu sortir l’insecte qui y est niché ; ou juge que les articula-tions marquent les endroits où finit une cellule, ct où une'autre commence ; que ces assemblages de cellules, quelque 1ressemblance qu’iis ayent avec des plantes, font en entierdes ouvrages de polypes, des polypiers. Quand on fçaur#