44 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREbien-tôt il y aura dans chaque trou une enfilade de ceí-* Pi. ç- %• iules*, mais qui, à ia différence des pièces d’un apparte-l&fo.’u pI ’ nient, n auront aucune communication tes unes avec lesautres.
Enfin la mouche n’est pas seulement instruite cfe la figure,de la capacité du logement qui convient à chacun de sesvers, óc de la nature des matériaux dont ii doit être fait,elle íçait bien plus que tout cela; eile a des connoistancesdont nous devons être étonnés. Quelle est parmi nous ìamere qui sçache au juste le nombre des livres de pain, deviande & d’aliments de toutes autres efpeces, & la quantitéde différentes boissons que consumera f enfant quelle vientde mettre au jour, jusqu à ce qu’il soit parvenu à saged’homme! Le ver naissant pour parvenir à être mouche,ïi’a pas besoin de prendre des aliments auífi variés que lesnôtres; une forte de pâtée aisés semblable à celle dont lesbourdons à nids de mouise nous ont donné occasion deparler, est sa feule nourriture. Mais ce que nous devonsadmirer, c’est que la mouche à laquelle ce ver doit lejour, íçait la quantité de cette pâtée qui lui est nécessairepour fournir à tout son accroissement ; elle la connoîtcette juste quantité d aliment, & la lui donne, (fest uneprévoyance tendre & éclairée dont nous n'avons pas euoccasion de parler jusqu ici, & dont dautres mouches dugenre des abeilles & de celui des guêpes, nous donnerontdes exemples.
Mais ce n est actuellement que la maniéré dont se con-duit notre perce-bois, que nous devons admirer. Suppo-sons qu elle a creusé un trou qui a 7 à 8 lignes de diamè-tre, 6c plus d un pied de longueur; elle va diviser cette*Pì. 5.%. cavité en douze logements ou environ *; c est-à-dire,j 6 ’ fiê ' st ue Í* 1 àection du trou est de haut en bas, comme elley est le plus souvent, elle va faire une eípece de bâtiment