bes Insectes.//. Mem. 45
ídont la base à la vérité est étroite, mais qui aura onze oudouze étages. Elle fixe ia hauteur qu elle veut à chaquecellule à un pouce ou environ, elle construit des cloisons,ou, fi l'on veut, des planchers qui forment des divisions;le plancher qui fait le dessus dune cellule, est celui dtifond de la suivante.
Chaque plancher a environ sépaiffeur d un écu, il estde bois, & fait de morceaux proportionnellement pluspetits que les pièces de nos parquets, il n cil composéque de grains tels qu’en fournit du bors ície. Ces grainsdesciûre de forme irréguiiére, ne tiennent pas ensemblepar quelque engrainement ou quelque assemblage ; lamouche humecte ceux qu elle veut employer, d une li-queur propre à les coller à ceux qu’elle a deja mis en place& assujettis. Qn imagine affés qu’elle doit suivre un ordredans le travail de chaque cloison. Elle commence par faireune lame annulaire qu’elle attache contre la circonférencede la cavité; le bord intérieur de cette lame fournit iap-puy d un fécond anneau d’un diamètre plus petit ; celui-ci devient ensuite l’appuy d’un troisième anneau; quatreà cinq anneaux pareils ne laissent plus au centre qu’unpetit vuide qui est rempli par une lame circulaire. Si onobserve une cloison *, on distingue très-bien les lames an-gulaires & la circulaire, qui la font paroître assés joliment 4ouvragée, 6c qui apprennent l’ordre dans lequel le travaila été conduit.
On n’est pas embarrassé de fçavoir comment la mouchepeut se fournir de sciure pour construire les différents plan-chers ; ii me reste pourtant un doute fur 1 endroit ou eileprend celle qu’elle employé: il semble quelle pourroítlaisser de trop aux parois de la cavité, ce qu’il faut debois pour fournir aux cloisons. Mais cette pratique quiparoîtroit lui épargner du travail, pourroit avoir íè&
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