4*5 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREinconvénients. L’intérieur de chaque cellule doit êtreextrêmement propre dans le temps où la mouche la fer-me, & il seroit difficile qu’il n y tombât pas des grains dela sciure qu’eile détacheroit; auffi m’a-t-il paru qu’elle vaen prendre hors du morceau de bois de celle qu’eile y ajettée, & qui y est en tas.
Oíi verra mieux pourquoi il seroit à craindre qu’il netombât de la sciure dans i’intérieur d’une cellule, loríquela mouche en fait la cloison supérieure, après que nousaurons dit en quel état il est alors. Nous lavons laide ima-giner vuide, & il est plein. Nous avons parlé de la cons-truction des différents planchers, comme st elle se faisoittout de suite; mais il y a un travail intermédiaire, & ungrand travail dont nous n’avons encore rien dit. Pour i’ex-* PI. y.fig. pliquer, retournons à considérer la longuç cavité * dansle temps où elle n’a encore aucune cloison. La première
* a. cellule n’a besoin d’en avoir qu’une * ; le fond du trou lui
tient lieu de celle qui fait le fond des autres, Sc est beau-coup plus solide. Sur le fond du trou, l’abeille perce-boisapporte de la pâtée, c’est-à-dire, une matière rougeâtrecomposée de poussières d’étamines bien humectées demiel. Cftte pâtée a la consistance d’une terre molle. Lamouche ne cesse d’y en apporter, de l’y accumuler jus-qu a ce qu’elle s’éleve à peu près à un pouce de haut,c’est-à-dire, à la hauteur où doit être mis le premier plan-
* 6. cher *. Mais avant que de travailler à ce premier plancher,
elle a à faire la plus importante de ses opérations ; elle aà pondre un œuf qu’elle enfonce dans la pâtée, ou qu’ellelaisse soit dessous soit dessus. Elie ne tarde pas à fermerla cellule à qui le précieux dépôt a été confié, avec unecloison qui fera le fond de la cellule suivante : fur cettecloison elle apporte de la pâtée, comme elle en a apportésur le fond de la première ; & quand elle en a rempli la