des Insectes. IV. Mem. 119
Sc ce sut un travail qu’elle continua depuis les six heuresdu soir jusqu’à huit, que je ceísai de 1 observer, ôc que jesus obligé de revenir à Paris. vAu bout de deux jours je retournai exprès à Charenton,pour voir si la coupeuse que j’y avois observée avoir con-tinué de travailler à ce même nid, & si ellel’avoit fini. Surles cinq heures du soir je la vis rentrer dans son trou, fans yapporter un morceau de feuille: peut-être y apportoit-ciledes aliments pour le ver d’une cellule, de la pâtee; elle ensortit & resta long-temps dehors; quand elle y revint, cefut encore fans apporter aucune portion de feuille. Aprèsqu’elle en fut sortie pour la seconde fois, j’enlevai la mêmepierre que j avois ôtée ci-devant, & je mis à moitié à décou-vert dans toute fa longueur, un tuyau long de près de cinqpouces. Alors les morceaux de feuilles qui le formoientresterent en place *, ils avoient eu le temps de prendre leurpli ; leur ressort même tendoit à leur conserver leur cour-bûre. Le tuyau étoit couché horiíontaiement, je ne vouluspas le défaire, mais j’en sondai fintérieur en faisant entrer unbrin de paille par son ouverture; il ne pénétra que jusquesenviron au tiers de la longueur; les deux tiers restants & lesplus proches du fond, étoient remplis par des cellules *. IIy avoit encore de la place vuide pour en mettre deux outrois, ce que la mouche ne manqua pas de faire par la fuite,6c à quoi je la remis en état de travailler, ayant repoíë lapierre comme elle le devoir être. Tout cela étoit fait lorf-stuela coupeuse arriva; elle parut d’abord effrayée du dé-rangement , elle entra dans le nid & en sortit brusquement *mais par l a soite elle se calma, s’occupa à tout réparer,à continua d aller & venir à son ordinaire.
Occupés à suivre & à admirer les ouvrages de nos cou-Pktsses, nous semblons les avoir oubliées, nous ne nousEstimes pas encore arrêtés à les décrire elies-mêmes. J en
Pi. IO.sig,
• * Fig. §.