13 6 MEMOIRES pour l’Histoiremorceaux de membranes que j avois détachés de quelquescellules, je n’ai pu y appercevoir aucune fibre; Sc ellesen eussent eu, ou au moins des impressions, si elleseussent été des parties de quelque plante. J’ai fait brûlerde ces mêmes membranes, 1 odeur qu’elles m ont faitsentir m’a paru ressembler plus à celle de la íoye brûlée,qu a celle que répand une matière végétale quand le feula consume. J’ai done été conduit à penser qu’elles étoientd’une matière analogue à celle de la íoye, & qui se prépare* Tome III. dans l’intérieur de la mouche. La teigne des lys *, & le verpag. 2jo. t jp U | e * q U j p e tient fur un agaric du chêne, mont donné* T °™ occasion de faire connoître des insectes qui rejettent unebave avec laquelle ils se font des coques blanches & lui-santes. Le ver tipule de l’agaric tapisse de cette bave leschemins où il veut passer. J’ai soupçonné que notreabeille construifoit ses nids avec une pareille bave, & j’enfuis resté convaincu quand je les ai eu examinés avec plusde foin. J’ai trouvé la terre de la surface intérieure dutrou où ils font logés, enduite d’une couche aussi blanche,aussi mince, & aussi luisante que font les traces qui restentfur les corps fur lesquels des limaçons ou des limacesont passé. II étoit donc visible que ces enduits étoient faitsd’une liqueur visqueuse qui s’étoit desséchée; Sc on endevoit conclurre que les membranes qui compofoient lacoque, & qui ressembloient parfaitement à celle des en-duits, à cela près qu’elies n’étoient pas si brillantes, parcequ’elles n'étoient pas si bien étendues, que ces membranes,dis-je, dévoient leur origine à la même matière.
Plus de 30 à 40 abeilles parurent avant la fin de Juilletdans un poudrier où j’avois renfermé un bon nombre deces nids. Après s’être transformées, elles avoient cherché*PI. i 2 .fig. à prendre l'essor. Elles font assés petites *, d’une grandeur9 & 11 * au dessous de celle des mouches à miel ouvrières. Comme
celles-ci