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Tome sixième.
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des Insectes. K Mem. 141

une petite distance, jusqu’à celle de deux ou trois lignes,de pièces de fleurs de pavots, semblables à celles qui ta-pissent sintérieur.

On doit juger que la saison où nos tapissières commen-cent leurs travaux, ne prècéde pas celle où les premièresfleurs de coquelicot s’épanouiflènt. Le fort de l’ouvragepour elles, est le temps où ces plantes font en pleine fleur.

Les endroits où elles fouillent plus volontiers la terre,m’ont paru être les bords des chemins, & des sentiers quipaflent entre des champs de bled. Dans une de mes pro-menades, qui m’avoit conduit à enfiler de pareilles routes,

& pendant laquelle je marrêtois volontiers à examiner lestrous percés en terre par divers insectes, mon exempledétermina ceux qui se promenoient avec moi, à donnerleur attention aux objets qui sattiroient la mienne. Undeux apperçut & me montra un trou qui oífroit uneparticularité que. les autres ffavoient pas ; son intérieursembloit peint en rouge. Sur le champ un petit brin debois * fut enfoncé dans ce trou auísi avant qu’il y put * PI. 13.entrer, mais dans lequel il n’entra pas tout entier à beau - 1 ' 1 'coup près. Avec un couteau on dégrada peu à peu la terrequi 1 entouroit, ayant grande attention de ne rien em-porter de ce qui n etoit pas terre. Quand on eut creusésuffisamment, on vit que le petit bâton étoit logé danslin tuyau * fait de feuilles de coquelicot. * Fïg. 2,

II n est pas besoin que je dise que pendant le reste de a 11 P a 'la promenade, on ne sut occupé qu a chercher de sem-blables trous.'On sçait auísi que dès qu’un fait qui n’avoitpoint encore été apperçû parmi ceux que le spectacle dela Nature peut nous offrir, a été vû, on est presque sûrde le voir & revoir un grand nombre de fois. Nous nemanquames pas auísi de retrouver d’autres trous dont lesparois étoient recouvertes de fleurs de coquelicot. Avant