142 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREque de rentrer chés moi, j en observai plus de sept à huit,6c dans ía fuite, j’en ai découvert presque toutes les fois quej’en ai cherché, 6c j’en ai cherché bien des fois pour lesobserver à Taise, & dans leurs différents états.
Dès le premier jour néantmoins je m’assûrai dé íaplupart des faits essentiels. Une ouvrière fut prise pendantqu’elle étoit occupée à travailler dans l’intérieur du trou :
PI. 13. íìg. un petit bâton *qui y fut introduit, lui en boucha lafor-
* tïe ; quand le trou eut été dégradé, elle se trouva encorebien renfermée. Le tuyau de fleurs qu’elle avoit fait avectant de peine 6c d’art, devint une prison pour elle. Dès
* Fig. j. que je fen eus tirée, je la reconnus pour une abeille *
d’une fort petite eípece, qui ne tarda pas à tout tenterpour se venger des violences que je lui faifois, en tâchantde me piquer de son aiguillon. D’ailleurs son extérieurne m’a rien offert qui mérite d’être décrit. Elle est plusvelue que les mouches à miel ouvrières, 6c a le corps pro-portionnellement plus court, mais íà couleur approchefort de la leur.
Si la fin pour laquelle les trous sont préparés, m'avoitparu douteuse, quelques-uns des premiers que je défis mel’euísent fait connoître, 6c en même temps de quelle classede mouches étoit l’ouvriére qui les avoit faits; car je trou-vai au fond une petite masse de pâtée miellée, de couleurrougeâtre, 6c qui avoit aises de consistance pour pouvoirêtre maniée, c’est-à-dire, de pâtée de poussières d’étamineshumectées de miel, qui a de Taigrelet joint à du doux.
Communément la profondeur de chacfue trou n’estguéres que de trois pouces, fa direction est perpendicu-laire à Thorison, il est un tuyau bien cylindrique jusqu a
* Fig. z./, sept à huit lignes dq fond. Là * il sevase pour prendre
une figure qui approche de Thémiíphérique. Quand unemouche lui a donné les proportions qu’elle lui veut, quand