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très-petits, souvent étroits, & ordinairement de figure iiré-gulière, qui étoient tout près de feutrée du trou,& quine tenoient à rien : ils ne pouvoient être pris que pour desretailles, pour de petits coupons qui avoient été rejettés.
La tapisserie qui recouvre les parois intérieures du trou,n’est, à proprement parler, qu’un étui de fleurs de coque-licot, qui a une solidité qui suffiroit pour lui conserver saforme indépendamment de 1 appui extérieur *. Sa surface *PI. iz.intérieure a tout le lisse éduniquon peut desirer. lln’en est z - au P a -pas de même de 1 extérieure, elle a des inégalités produitespour la plupart, par la surface graveleuse des parois du trou.
Ce n est que lorsque i’intérieur du trou a été revêtud’un nombre suffisant de couches de fleurs, que la mou-che porte dans le fond & y accumule de la pâtée jusqu ace qu elle s’éleve à sept à huit lignes: il n’en faut pas davan-tage pour le ver qui doit sortir du seul & unique œuf quiíèra déposé dans le nid. Cette pâtée est tenue plus pro-prement , ôc est moins exposée à être mêlée avec desgrains de terre, que ne Test celle que d’autres abeilles lais-sent dans des trous non revêtus. Les vers de ces dernièresfont peut-être moins délicats que ceux de nos tapissières.
Au surplus, celles-ci creusent volontiers dans des terressablonneuses où des éboulements peuvent arriver tropsouvent, ôc où la pâtée ne se conserveroit pas long-tempspropre.
Je m’étois attendu qu’après que la mouche auroit faitfa ponte, elle ne manqueroit pas de fermer au moinsfeutrée du trou : la bonne opinion que j’avois de fa pré-voyance, m’astùroit qu’elíe ne laisseroit pas exposée aupillage des fourmis, la pâtée quelle avoit pris la peined'y entasser. Je sçavois que ces dernières en étoientfriandes, j en avois vû entrer & sortir à la file d’un trouoù elles en avoient découvert. Pour être donc en état deTome VI. T