14 6 MEMOIRES POUR L’HíSTOIREretrouver ies trous que je iaissois ouverts, après qu ils aiT-roient été bouchés, j’eus loin d’en marquer plusieurs,,soitavec une petite pierre poíée tout auprès, soit avec un petitbrin de bois piqué en terre. Dès le lendemain les trousétoient bouchés, comme j’avois pensé qu’iis le dévoientêtre, mais plus difficiles à retrouver que je ne Favois prévu.Les endroits où avoient été leurs ouvertures, n’étoient niplus unis ni plus graveleux que le reste de la surface de laterre. Cependant rien ne sembloit plus simple que de lesdécouvrir, au moyen de mes repaires : je crus qu il n’y avoitqu a couper par tranches horizontales la terre des environs,& que je trouverois dans les premieres qui feroient enlevées,la coupe d’un tuyau de feuilles, d enlevai pourtant successi-vement plusieurs tranches pareilles, fans appercevoir aucunvestige de nid. Nous avons dit que les trous ont environtrois pouces de profondeur, óc j otai en différentes tran-ches, plus de deux pouces de terre fans découvrir le plusléger fragment de feuilles. 11 sembloit que le nid eût étéemporté de là, soit par la mouche même, soit par quel-que infecte de fes ennemis. Le vrai est pourtant que c’estque je ne le cherehois pas assés bas. Pour en donner laraison, il faut dire ce qui reste à faire à la mouche.
Dès quelle a porté dans le trou la quantité de provi-sion nécessaire, & qu elle y a pondu un œuf, elle détendtoute la tapisserie qui fe trouve depuis le bord du troujufqu’à la pâtée; & à mesure qu’elie la détend , elle la pouffe-»?!. r z. fig. vers le fond du trou*, & fy plie, 6c cela, de maniéré que la9-ss' partie supérieure de la masse de la pâtée qui feule n etoitpas enveloppée de sieurs de coquelicot, en devient bienmieux recouverte que tout le reste. La façon dont nousnous y prenons, lorsque nous voulons renfermer dans urtefpece de cornet, ou plutôt de rouleau cylindrique de pa-pier, quelque graine ou quelque poudre dont le rouleau