DES I N S E C T E S. F. Mem. 147n’est pas plein, la façon, dis-je, dont nous nous y prenonsalors, est très-propre à donner une idée de ce que f abeillefait de fa tapisserie à mesure qu’elle loté de dessus lesparois contre lesquelles elleétoit appliquée: nous ramenonsíes bords du cornet vers f intérieur, en les pliant nous bou-chons toute f ouverture, & enfin nous plions Sc replionsjuíqu’à ce que la partie supérieure du papier ait été amenéedessus la.graine ou la poudre, & qu’elie y soit appliquée.
C est précisément ainsi que la tapissière en use. Tout cequi saisoit la partie supérieure du cornet de fleurs de pavot,est poussé en embas, Sc pressé Sc empilé fur la partie supé-rieure de la pâtée*. Une portion des feuilles plus flexibles * Pi. 13. %.que notre papier, est même forcée d’entrer dans le tuyau, 9 & 11 ‘
Sc íè trouve façonnée en bouchon.
Quand cela est fini, le tuyau de fleurs qui avoit troispouces de haut Sc plus, est réduit à n’avoir plus que 1 1 à1 2 lignes. La pâtée Sc le ver se trouvent renfermés dansun íac fait d’nn grand nombre de couches de fleurs, Scfur-tout en-dessus. Ce qui reste alors à faire à la mou-che, Sc à quoi elle s’occupe bien-tôt, c’est de remplir deterre le vuide *, les deux pouces de hauteur qui restent *Fig. 9. ot.entre le dessus du sac & feutrée du trou : elle le remplitfi bien que quand f ouvrage est achevé, on ne sçauroitplus reconnoître f endroit où la terre avoit été percée.
Plus dune fois j'ai surpris de ces mouches pendant qu ellesétoient occupées à détendre. Lorsque j’avois remarqué untrou dont les bords intérieurs ne paroissoient pas rouges,fur le champ, j’étois en état de décider s’il n’étoit quecommencé, ou si la mouche travailloit à le fermer: unpetit bâton que j’v introduifois, nfinstruifoit de son état.
Quand le brin dé bois n’entroit que de deux pouces, &que ce qu’il rencontroit ne lui réfistoit pas autant qu eutfait de la terre compacte, quand je trouvois le fond mollet,