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Tome sixième.
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i9 6 Mémoires pour l’Histoire

tous les ouvrages nécessaires au nouvel établissement ; ailJieu que la mere guêpe, qui n’a pas une feule ouvrièreà fa disposition, puisque nous avons vû que l’Hiver faitpérir tous les mulets; au lieu, dis-je, que la mere guêpeentreprend feule de jetter les fondements de fa nouvellerépublique, C’est à elle à trouver ou à creuser fous terreun trou, à y bâtir des cellules propres à recevoir ses œufs,à nourrir les vers qui éclosent de ceux-ci. Mais si elle estíïatée parle plaisir d exécuter quelque choie de grand, &si elle prévoit le succès de fes travaux, elle doit être biensoutenue par 1 espérance. Dès que quelques-uns des versauxqueis elle a donné naissance, fe íèront transformés enmouches, elle sera secondée par celles-ci dans les ouvragesde toute efpece. A mesure que le nombre des mulets croî-tra, ils multiplieront journellement le nombre des cellulesoù doivent être déposés les œufs qsselle est pressée depondre; ils fe chargeront des foins exigés par les vers quien éclorront; ceux-ci à leur tour deviendront ailés, & enétat de travailler. Enfin, cette mere guêpe qui au Printempsse trouvoit seule & fans habitation, qui feule étoit chargéede tout faire, en Automne aura à son service autant demouches qu en a la mere abeille d’une ruche très-peuplée,Sc aura pour domicile un édifice qui, par la quantité desouvrages faits pour donner des logements commodes Scà f abri des injures de fair, peut le disputer à la ruche lamieux fournie de gâteaux de cire.

La preuve la moins équivoque Sc la plus simple, quechaque guêpier souterrain doit son origine à une feule Scmême mere, comme nous venons de lassûrer; quelleétoit feule quand elle en a jetté les premiers fondements,seroit d en avoir déterré un pendant qifil n avoit quequelques-unes des cellules du premier gâteau, Sc pouftoutes mouches que la mere par laquelle je prétends que