des Insectes. VIII. Mem. 265qu’il s y contournât en anneau : iJ ne restoit à ia mouchequ a ie presser pour l’approcher assés près du fond de lacellule, s’ii étoit le premier qui y eût été porté, ou, fid’autres vers y étoient déja arrangés, qu’à i’obliger à s’ap-pliquer fur le dernier. Là, ces vers plus pacifiques que desagneaux, qui n’ont besoin de prendre aucune nourriture,& qui naturellement paíferoient peut-être un certain nom-bre de jours dans un parfait repos; là, dis-je, ils fe trouventbien, & attendent apparemment, fans le prévoir,le momentoù ils doivent être mangés. Au reste la guêpe qui les a ap-portés, a évité autant qu’il étoit en elle de leur faire du mal.Je nefçais pourtant si ceux dont j ai pu disposer, n avoientpas été privés trop tôt de nourriture, ou s’ils n’avoient pointsouffert dans le trou ; j’ai lieu de soupçonner ì’un ou 1 autre :plusieurs de ceux que j’ai sauvés des dents du ver carnacier,ont été mis dans des poudriers bien fermés ; ils n’y ontpourtant pas satisfait la curiosité que j’avois de connoîtrei’infecte en lequel ils íe transforment : je fuis incertain s’ií
est une mouche ou un fcarabé ; tous ont péri fans subiraucune transformation.
La coque que fe file le ver de guêpe, est d\m-tissu ferré,ordinairement adhérente au fable, 6c de couleur brune:e’est un logement où il doit rester dix à onze mois, tantfous fa première forme, que fous celle de nymphe. Jecrois qu’iís ne prennent cette dernière qu a la fin de l’Hi-ver, car vers la fin d’Août, j’ai trouvé dans chaque celluleque j’ai ouverte, ie ver qui avoit encore une belle couleurjaune; 6c ceux que j’ai tenus chés moi dans des tuyauxfactices & dans des poudriers, n’étoient pas encore chan-gés en nymphes le z 5 de Décembre. Ce n’esl que vers lafin de Mai, que la mouche fe tire de son dernier fourreau,&. quelle fait usage de fes dents pour ouvrir fa cellule : j’enai vû alors qui, après avoir percé íe fable, préfentoient leTome VI L i