334 MEMOIRES POUR l’HíSTOIREparmi les Mémoires de cette année. Dans les Œuvresde M. Valiifneri imprimées de son vivant in-quarto j &dans la réimpression qui en a été faite in-folio à Venise* E'dìtion depuis fa mort, fe trouve une de ses lettres * adressée à1 prenûer 7 v iiì- M. Bussenello Sécrétaire du Sénat de Venise, dans laquellem, p. z# s. ce célébré Auteur s’applaudit de i’honneur que lui a fait leíçavant Académicien François de répéter ses observations,mais c’est pour le charger du procédé honteux de fe les êtreappropriées fans avoir dit un mot de celui à qui il lesdevoit : il veut qu on regarde l’Histoire de M. Poupartcomme une simple traduction de la sienne; car il prétendque la ressemblance qui est entr’elles, est telle que cellequi étoit entre les deux Ménechmes de Piaule. Les faitsessentiels Sc les plus frappants font à la vérité rapportésdans f une Sc dans 1 autre; & comment ne le scroient-ilspasî Mais les détails y font très-différents; un des Auteursa passé légèrement fur ceux par rapport auxquels 1 autres’est étendu. D’ailleurs on ne trouve pas dans l’Histoirede M. Poupart quelques méprises qui font dans celle deM. Valliíheri; Sc ce qui justifie encore mieux M. Poupart,c est que lui-même s est trompé fur des faits très-bienobservés par M. Valliíheri, par exemple, fur le nombredes yeux du formica-leo. L’Histoire de M. Valiifneri estabsolument dénuée de figures auxquelles on ne fçauroitsuppléer par les descriptions les plus exactes, lorfqu’il s’agitde faire prendre une juste idée de la forme d’un insecte.11 n’a pu s’empêcher de louer sincèrement la beauté desfigures que M. Poupart a fait graver; mais il prétendn’avoir pu en joindre à la sienne, parce qu’il fa mise endialogues, Sc que les interlocuteurs font deux illustresmorts : c’est Malpighi qui y raconte à Pline les manœuvressingulières & lés métamorphoses du formica-leo. Le Fils deM. Valiifneri, qui a donné sédition in-folio des Œuvres
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