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Tome sixième.
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des Insectes. X. Mem. 351travailloient presque sur le champ à s’en faire un, 6c le plusgrand nombre différait souvent à se mettre à l’ouvragedans les jours longs 6c chauds, depuis midi ou une heureou deux après, juíqu’à ce que le Soleil tut prêt à se cou-cher : lorsque ses rayons brillent, & sur tout s’iis tombentfurie fable où ces insectes font logés, ils ont peine à se dé-terminer à travailler ; mais lorsque le temps est couvert 6cchaud, toutes les heures font pour eux propres au travail.

Ceux qui font leurs entonnoirs à la campagne, n ontpas toujours à leur disposition un fable aussi fin 6c auífiégal que celui que donne un Observateur à ceux qu'il tient -dans son cabinet. Parmi les grains du fable ordinaire, ilse trouve de gros grains de gravier, de petites pierres: leformica-leo qui saçonye un trou dans une terre pulvérisée,rencontre des grumeaux de terre ; auífi voit-on souvent degros graviers, de petites pierres 6c des grumeaux d’uneterre dure fur le bord d'un trou dont {'intérieur n’a quedes grains extrêmement fins. M. Bonnet qui sçait penserà ce qui mérite d etre observé, a eu une curiosité que n’ontpoint euë ceux qui nous ont entretenu de cet insecte ;il a eu celle de sçavoir quel parti prenoit le formica-leodans les cas où la petite pierre, où la petite masse de terredure étoit d’un tel poids qu’il ne pouvoit se promettre dela lancer en l’air avec sa tête par-delà le bord du trou com-mencé. M. Bonnet après en avoir épié un grand nombre,a eu le plaisir d’en surprendre plusieurs dans cette circons-tance embarrassante; il a vu toute la manœuvre à laquelleils ont recours alors. Le formica-leo se détermine à porterla masse incommode où il ne la peut jetter : il sort dusable, il se montre en entier à découvert ; en avançantensuite un peu à reculons, il fait passer le bout de ionderrière fous la petite pierre, 6c en allant encore un peuen arriére, 6c en faisant faire à ses anneaux des mouvements