des Insectes. X. Mem. 357
continuellement en l’air : dès que je me rapprochois jus-qu a un certain point, le nombre des jets diminuoit, 6cs’il y en avoit encore lorsque j’étois près de la caisse, cen’étoit pas au moins du côté où j’étois placé ; il fem-bloit que les formica - leo les plus proches de moi sen-tissent ma présence autrement que par leurs yeux, carplusieurs auxquels je devois être caché par le hord de lacaisse, cessoient de travailler. Je ne fuis donc parvenu àvoir la fuite complette de leur opération, qu’après m’êtretenu íì immobile que j’étois pour eux ce qu’eût été untronc d’arbre: c’est alors que j’ai pu observer distincte-ment comment ils chargent leur tête de fable avec cellede leurs premières jambes qui est vers saxe du trou ; lorsmême qu’on ne voit pas cette jambe, on connoît quelletravaille par Fagítation, par une elpeee de bouillonnementqui paroît dans le fable qui est au-dessus d’elle, 6c qu’ellepousse fur la tête.
Au reste, le formica-Ieo n’est point arrêté de mêmepar la présence de l’Obfervateur, quand il s’agit de fairetomber dans le fond de son trou un infecte qui tend àse n échapper, en grimpant le long des parois; il n’héfitepoint à lancer vers lui des jets de fable : le motif quiFanime alors, lempêche de penser que ces jets de fablepeuvent le déceler.
Quand un insecte est tombé entre les deux cornes re-doutables, 6c quelles ont pu le ferrer, c’est fait de lui, quoi-qu’il soit même supérieur en force au formica-leo; les mou-vements qu’il se donne pour lui échapper, sont inutiles :le formica-leo caché 6c cramponné par son derrière fousle fable, tient bon contre des efforts qui Fentraîneroients’il en étoit dehors. Pour mettre Finsccte vigoureux quiest devenu fa proye, dans l’impuistance de continuer troplong - temps ses efforts, 6c pour les rendre plus foibles, il
Y y iij