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Tome sixième.
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des Insectes. XII. Mem. -48 z> javois ignoré jusque-làccquis’y passoit, ses exclamationsde mon jardinier qui étoit descendu au bas de seícajer.m’yappellérent; je m arrêtai fur la marche qui précédoit cellequi étoit preíqu’au niveau de seau : ce fut alors que j’eusun spectacle qui surpassoit beaucoup celui que j’avois dé-siré & attendu. La quantité d ephémeres qui remplissoientPair au-dessus de tout le courant du bras de rivière, & sur-tout auprès du bord où j’étois,n’est ni exprimable ni con-cevable; mais c’étoit principalement autour de moi & deceux qui m’avoient accompagné, qu'elle étoit plus prodi-gieuse. Lorsque la neige tombe à plus gros floccons, Scplus pressés les uns contre les autres, l’air n en est pas sirempli que celui qui nous environnent, letoit d'éphé-mères. A peine eus-je resté quelques minutes dans la mêmeplace, que la marche fur laquelle mes pieds pofoient, futtoute couverte dune couche d’éphémeres, qui n’avoitmille part moins de deux ou trois pouces d’épaisseur, Scqui en certains endroits en avoir plus de quatre. Près dela dernière marche, une étendue de la surface de seau decinq à six pieds au moins en tout sens, étoit entièrementcachée par une couche d ephémeres ; ce que le courantplussent là qu’ailleurs, en emportoit, étoit plus que rem-placé par celles qui lomboient continuellement dans cetendroit. Plusieurs fois je fus obligé d’abandonnerma place,& de remonter au haut de l’esealier » ne pouvant plus sou-tenir cette pluye d ephémeres, qui ne tombant pas ouaussi perpendiculairement qu'une pluye ordinaire, ouavec une obliquité aussi constante » frappoit sans dilcon-tinuation , Sc dune maniéré très-incommode, toutes sesparties de mon visage ; des éphémères entroient dans mesyeux,dans ma bouche, dans mon nés. Si on a été quel-quefois inquiété dans de belles soirées d’E'té par des papil-lons nocturnes, que ion n imagine pas l’incommodité

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