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Tome sixième.
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484 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREqu’on a ressentie alors, comparable à celle dont je parle,elle ne Test point, parce que íe nombre de ces papillonsest toujours très-petit en comparaison de celui des éphé-mères qui pleuvoient fur nous.

S’il est singulier que les efpeces de papillons qui ne vo-lent que ia nuit, qui semblent fuir le jour, soient précisé-ment celles qui viennent chercher la lumière jusque dansnos appartements, il le doit paroître encore davantageque ces éphémères qui ne doivent naître qu’après que lesoleil est couché & le jour tombé, qui ne doivent pasmême voir le lever de l’aurore, ayent un amour si mar-qué pour ce qui est lumineux. C’étoit une mauvaise com-mission que d'être chargé de tenir un flambeau à la main,celui qui y en tenoit un , avoit dans peu d’instants sonhabit tout couvert de ces mouches, elles venoient de tou-tes parts f accabler. La lumière de ce flambeau occasion-noit, & mettoit à portée de voir un spectacle tout autreque celui dune pluye qui tombe; on en étoit enchantédès qu’on l’avoit apperçu. Tous ceux qui étoient avecmoi, même les gens les plus grossiers, mes domestiques,ne fe lassoient pas de le considérer. On n’a jamais fait deíphere, quelque compliquée qu’on lait faite, fournie chau-lant de cercles qu’on voyoit de zones qui avoient la lu-♦ Pl.45.fig. niiére pour foyer * : il en paroissoit des infinités qui íè7 * croifoient en tout sens, qui étoient dans toutes les incli-

naisons imaginables les unes par rapport aux autres, Sc quiétoient plus ou moins excentriques. Chaque zone étoit faited’une sile continue d’éphémeres, Sc scmbloit un galonchargent contourné en cercle, & profondément découpé,un galon fait de triangles égaux, mis bout à bout, demaniéré qu’un des angles de celui qui fuivoit, étoit ap-puyé fur le milieu de la base de celui qui précédoit : c’étoitun galon mû avec une grande vitesse. Des éphémères dont