des Insectes. XII. Mem. 48;
on ne distinguoit alors que les ailes, & qui circuîoientautour de la lumière, formoient cette apparence : cha-cune de ces mouches, après avoir décrit une ou deux or-bites, tomboit à terre, ou dans seau, mais fans s’être brû-lée auparavant.
Au bout dune demi-heure, & même plûtôt, la grandepluye d’éphémeres commença à s’affoiblir, les nuées deces mouches furent moins épaisses, & le devinrent demoins en moins : enfin vers les dix heures, à peine enVoyoit-on voler quelques-unes fur la riviere, & il n y enavoit plus qui vinssent fe rendre à la lumière.
Je devois être curieux de fçavoir si le même phéno-mène reparoîtroit le lendemain & les jours suivants : levingt me fit voir une aussi prodigieuse quantité d'é-phémeres, que celle que j’avois vûë le dix-neuf; maiselle fut notablement moins grande le vingt-un, à peine ycn eut-il le tiers de ce qu'il y en avoit eu les deux joursprécédents. Ce fut chaque jour entre huit heures & unquart & huit heures & demie qu’elles commencèrent àparoître, ce fut vers les neuf heures qu’elles commencè-rent à remplir f air, & ce fut dans la demi-heure suivantequ’il en parut aussi fourni qu’il lest de floccons de neige,iorfqu’elle tombe en grande abondance : enfin vers les dixheures on cessa presque d en voir voler. Le vingt dès neufheures & demie, il en resloit très-peu en l’air; & je n enVoyois plus aucune fe rendre à la lumière.
Le vingt-un après-midi, l’air fut assés froid pour lasaison, la liqueur du thermomètre ne monta qu’à dîx-feptdegrés. II fembleroit que la chaleur devroit accélérer latransformation des nymphes éphémères : des expériencesnous ont prouvé ailleurs qu’elle n'est pas moins puissantefur les crifalides que fur les œufs, pourquoi ne le feroit-elle pas de même fur les nymphes ! II fembloit donc que
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