des Insectes. XII. Mem. 501
quelques instants » que pour se mettre à portée des ap-proches d’un mâle. Peut-être même ai-je vu des faitsaisés positifs pour décider cette question, & fur lesquelsje compterois davantage, si je les avois vus autrement qu’àia lueur de quelques bougies que je faifois tenir à fleurd’eau. J’ai remarqué alors que les éphémères qui parois-soient tombées fur seau, ne s y noyoient pas toutes, qu’iiy en avoit beaucoup qui s’élevoient à quelques pieds dehauteur, pour redescendre ensuite, & qui répétoient ce ma-nège à diverses reprises: j'ai cru voir même alors, & plu-sieurs spectateurs ont cru le voir comme moi, les mâles5 accoupler avec les fémelles: on voyoit au moins volerdes éphémères si proche de la surface de seau, que le bout deleur queue la touchoit, & étoit même un peu au-deífous,elles íèmbloient chercher avec activité à fe poser fur d au-tres éphémères. Nous en prîmes quelques-unes de cellesqui paroissoient accouplées ; mais si elles a voient été join-tes , elles cessoient de l’être lorsque nous voulions exami-ner ce qui en étoit. Sur cette serviette que je tenois éten-due fur mes genoux, pendant que j’avois un parapluye furla tête, je vis des mâles fe poser fur les fémelles, & qui pa-rurent fe joindre à elles, mais je ne pus m’aífûrer d avoirrien vu de complet. Enfin les mâles ont des appendicescharnues fous le corps*, près du derrière, qui semblent *pi.leur avoir été données pour saisir celui de la femelle : elles 11 ■ cfont placées & faites comme des parties accordées à d’au-tres mâles d’infectes pour un semblable usage.
II seroit plus aisé de s’instruire du nombre des jours aubout duquel les vers sortent des œufs qui ont été fécon-dés; je f ignore cependant parce que je me fuis contentéde mettre des grappes dans seau d un poudrier, que je n’aipas changée: cette eau n a pas été apparemment favorableau développement des embryons, qui peut demander une
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