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Tome sixième.
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528 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREne pouvoitêtre troublée, s’est métamorphosé; il y est de-venu ailé, & n a pas tardé ensuite à donner des petits vi-vants. Cette expérience qui a été répétée plusieurs foisavec le même succès, a donc prouvé incontestablementque les pucerons, pour devenir féconds, n’ont pas besoinde s’accoupler avec d’autres pucerons après leur dernièremétamorphose, & que s’ily aentr’euxdes accouplementsnéceíìaires, ils la précédent.

En quel temps donc de leur vie les pucerons sont-iísfécondés, dès que celui où ils doivent l’être, n’est pasle temps prescrit aux autres insectes ! Dans sembarras oùion étoit de Í'çavoir à quel terme d’accroissement ils enétoient, lorsque les embryons pouvoient commencer àse développer dans leurs corps, on étoit conduit à soup-çonner que non seulement ils avoient été soustraits à larégie qui a fixé pour les autres insectes le temps de l'ac-couplement après leur dernière transformation, qu’iisi avoient même été à celle qui demande que tout animalconnu jusqu’ici, ne puisse contribuer à la multiplicationde son espece, sans le secours d’un autre animal de cetteespece. Enfin il étoit assés naturel de soupçonner que lepuceron qui vient de naître, isa pas besoin d'être fécondé,qu’il ne lui reste qisà finir son croît, pour devenir en étatde mettre au jour des petits. A u moins paroissoit-i! qu’onpouvoit /assurer fi une idée si étrange, mais non dénuéede probabilité , étoit vraye ou fausse, & cela par le moyend’une expérience semblable à celle qui m’avoit appris queles pucerons n’avoient aucun besoin de /accoupler aprèsleur dernière métamorphose, pour être en état de fairedes petits. Tout ce que 1g nouvelle expérience demandoitde plus, cetoit qu’on la commençât de meilleure heure.II s’agissoit d'être attentif au moment où un puceron íòr-îiroit du corps de fa mere, moment qui n’est pas disticile

à trouver,