des Insectes. XIII. Mem. $29
à trouver, de saisir le puceron dès qu'il seroit né, de leséparer des autres, & de le renfermer dans un lieu où rienne lui manqueroit de nécessaire à fa vie, mais où il ne luiseroit pas poíïìble d’avoir de commerce avec aucun puce-ron , soit de son espece,soit d’espece quelconque.
J ai rapporté dans le Tome 3 *, les tentatives que j'a- *22-,vois faites pour élever dans une parfaite solitude des pu-cerons du chou, dont chacun dans le moment mêmede fa naissance, avoit été séparé de íà mere, & de tousses semblables. Divers accidents firent périr les uns plu-tôt , & les autres plus tard ; aucun d eux ne parvint à 1 âgeoù je le voulois voir arriver, à celui où ils n'ont plus dedépouille à quitter ; mais j’ai eu lieu de croire, & j’en aiaverti, qu on parviendroit à élever jusqu'à cet âge despucerons tenus dans une parfaite solitude, si on se don-noit la peine de répéter assés de foisl’expérience indiquée.
J'eípérai même qu elle seroit bien-tôt tentée avec toutesles précautions & tous les soins propres à lamener à uneheureuse fin. Les insectes se sont acquis depuis quelquesannées des observateurs au zélé, à la sagacité & à la pa-tience desqueisrien, ce semble, ne doit échapper de ce quel’histoire de ces petits animaux peut offrir d'intéressant :ils sont toujours disposés à diriger leur attention 6c leursrecherches vers le côté où il paroît rester à faire des décou-vertes; ôc je leur dois en mon particulier beaucoup dereconnoissance de ce qu’ils veulent bien me communi-quer les nouveautés qui ont récompense leurs travaux.
Je pouvois donc me promettre que la seule annoncede i’expérience fur les pucerons, mettroit de bons ou-vriers en œuvre. II n'en eût pas fallu davantage pour en-gager M. Bonnet de Geneve , à la suivre ; je l’y exhor-tai cependant encore dans une de mes lettres, en réponseà une des siennes, où il m’avoit obligeamment demandéde lui marquer les recherches dans lesquelles j’aimeroisTome VI. Xxx
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