des Insectes. XIIL Mem. 5z 1
de verre * jusqu auprès de son col * où elle se trouva bien * pi. 47 . f Tg .soutenue & bien assujettie : il ne s’agisfoit plus que de fer-mer toute entrée aux pucerons à qui il auroit pu prendre 3 'envie de venir rendre visite à celui qui étoit sur une desfeuilles. Bien-tôt on s assura que ce dernier passeroit favie dans une parfaite solitude, en le couvrant d’un vase deverre *, comme on couvre les laitues d une cloche : on eut * EîZ. 4. p.grand foin d’appliquer exactement les bords de ce vase,beaucoup plus petit qu’une cloche, contre la terre: onimagine de reste qu’il étoit facile d’empêéher qu’il netestât aucun vuide entre la terre & eux. Quand le puceronainsi renfermé eût été mis auprès du pied de fusain le pluspeuplé d’infectes de son espece, on n’eut eu nullement àcraindre que quelques-uns de ceux-ci fussent parvenusjufqu’à lui ; mais M. Bonnet le mit dans un lieu où on nepouvoit pas même soupçonner que d'autres puceronsviendroient faire des tentatives en faveur du solitaire ; il letransporta dans son cabinet; or quand on conntíît les in-clinations de ces petits insectes, quand on fçait combienils font peu allants, que rien ne les porte à entrer dansnos maisons, on jugera que là il ne pouvoit s’en rendreaucun qui fistdes efforts, qui d’ailleurs auroient été inu-tiles, pour aller trouver Je prisonnier.
Ce puceron devint presque Tunique objet des atten-tions de M. Bonnet; il ne íe contentoit pas de f observerjournellement, il fobfervoit à toutes les heures du jour,
6c souvent plusieurs fois dans la même heure : plein d’in-quiëtude pour ce petit insecte, il prévoyoit tout ce quipouvoit être à craindre pour une vie qui lui étoit devenuechère: il appréhenda que fa prison ne fût peu faine, qu’ilne se trouvât mal dans un lieu où fair rendu trop humidepar les vapeurs qui ne pouvoient s’échapper, ne fe re-nouvelloit point : il craignit que les feuilles de la petitebranche ne s’altérassent, & que devenues jaunes, estes ne
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