des Insectes. XIII. Mem. 5 6 1pucerons qui naissent des pucerons ailés du rosier, ou sice cas a été un phénomène parmi eux.
L/histoire de ces petits infectes a encore apparemmentplusieurs particularités qui méritent d’être connues, dontnous ne pourrons être instruits qu’avec le temps. C’enest une , commune aux eípeces qu’on trouve le plussouvent, detre composées de pucerons qui deviennentailés, & d autres qui ne prennent jamais d ailes ; les uns &les autres mettent au jour des petits vivants; & j ai ditailleurs * que les non-aîlés en font qui, comme leurs meres, * Tcmtfont toujours dépourvus d’aîles, & d autres qui deviennentailés; mais j’ai laissé alors indécis si réciproquement les pu-cerons ailés en fàifoient d’aîlés & de non-aîlés. Quelquesexpériences que j’ai faites depuis, me mettent en état deparler plus positivement. Le 20 Mai je renfermai dansun très-grand poudrier, un autre plus petit, plein d eau,dans laquelle trempoit une partie d’une tige de sureauchargée de feuilles *. Après m’être assuré du mieux qu’il me * pi. 4fut possible qu’il n’y avoit fur les feuilles aucun puceron, I 3 -j’y en mis plusieurs de ceux qui aiment cet arbuste, maisseulement de ceux qui étoient ailés. Enfin je couvris degaze l’ouverture du poudrier. Je renfermai avec les mê-mes précautions dans un autre grand poudrier, des puce-rons ailés du grofeiller. Le 9 Juin je trouvai la petitebranche de chaque poudrier bien peuplée de meres non-aîlées, & de pucerons plus petits dont les uns dévoientrester fans ailes, & les autres en dévoient prendre quel-ques jours après. Outre les pucerons vivants, les mortss’étoient accumulés fur le fond de chaque grand poudrier i& parmi ceux du sureau, il y en avoit au moins autant denon-aîlés que d’aîlés, qui tous dévoient leur origine à desailés ; mais parmi ceux du grofeiller, il y en avoit beau-coup plus d’aîlés que de non-aîles.
Tome VI
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