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Tome sixième.
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des Insectes. XIII. Mem. 5 63

de se tirer, àpeu-près comme nous avons expliqué ail-leurs* que le font les cousins, mais dans une circonstance * T«meoù il ne leur est pas permis de le faire autrement.

Tous les pucerons fe nourrissent du suc des plantesqu’ils pompent avec leur trompe; ils f enfoncent quelque-fois si avant dans J'écorce des arbres, qu'il ne leur est pasaisé de 1 en retirer fur le champ. M. Bonnet a remarquéavec plaisir combien des. pucerons du chêne mettoientquelquefois de temps à la dégager, & le moyen dont ilsfefervoient pour y parvenir. Après qu’il les avoit inquié-tés en les touchant, il voyoit qu’ils n’étoient pas maîtresde quitter leur place auíïì-tôt qu’ils i’eussent voulu, leurtrompe les retenoit ; pour la retirer, ils fe balançaient alter-nativement de droite à gauche & de gauche à droite, ce ma-nège étoit quelquefois long. Dans une autre circonstance ilvit un puceron pour lequel il s’intéreíToit, bien plus embar-rassé à dégager fa trompe : c’en étoit un du fusain qui avoitcommencé à fe tirer de fa dépouille; il ne s’agitoit passeulement de droite à gauche, il tournoya à différentesreprises fur lui-même pendant près de trois quartsd’heure;il décrivoit avec une vitesse dont on ne i’eût pas jugécapable, des cercles dont la trompe étoit le centre, & cestournoyements ne tendoient qu a la tirer de l’endroit oùelle avoit été picquée trop avant.

Nous en avons fait représenter ailleurs dont la trompeest si démesurément longue , qu’ils la font passer fous leurventre,& qu’ilsen portent le bout bien par-delà leur derrière;elle leur.forme une queue dont la longueur surpasse une oudeux fois celle du corps. Les trompes des pucerons dont lesefpecesfont tes plus communes, ne sont pas, à beaucoupprès, si longues ; quand ils les tiennent couchées, elles nevont guéres par-delà l’origine ou le milieu de leur ventre,mais M. Bonnet soupçonne quils peuvent í’allonger. En

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