des Insectes. XIV. Aíem. 977
passé par des formes si différentes de leur dernière. Únedes merveilles que ces changements offrent, est que lever qui va cesser de 1 etre, & qui dansl’état de nymphe nefera défendu que par une peau heaucoup plus délicate quecelle dont ii avoit cte couvert juíque-là, íè fait une coque.Quelques-uns fe la filent avec un art admirable; maisd'autres par un art peut-être encore plus digne d’être admiré,le font une coque dure & solide de la peau même qu’ilsquittent; ils s’en détachent fans en sortir; ils font quelquechose de semblable à ce que nous ferions, si après avoir tirénos bras d’une robe.de chambre, nous nous en servionspour nous en couvrir, non seulement íe corps, mais de plusîa tête & les pieds. Enfin cette peau devient une coqued’une dureté bien autre qu’on ne l’imagineroit.
Ces grains noirs trouvés dans les nids d’hirondelles,d’où je vis sortir des mouches semblables à celles qui habi-tent ces nids, me parurent être les coques que s etoientfaites de leur propre peau les vers auxquels ces mouchesavoient donné naissance. L’ordre étahli & le seul connupouf perpétuer leseípecesde mouches, vouîoit qu’on lejugeât ainsi. J’eus cependant beau chercher dans les nidsd’hirondelles, & cela pendant plusieurs années, ies versqui auroient dû fe faire de ces fortes de coques, je ne pusparvenir à en découvrir un seul. Lorsque j eus vû le grosceuf pondu par une mouche araignée des chevaux, je merappeílai les coques des nids d’hirondelles, & i’idée quellesme firent naître, & que j’eus peine à ne pas rcjetter, futque ces coques n etoient elles-mêmes que des œufs; qu’iíy avoit des mouches qui ne paífoient pas par l’état dever, ni par celui de nymphe, ou au moins que nous nepouvions voir dans ces différents états, comme nous yavions vû juíqu’ici ies mouches de toutes les autres efpeccs;qu’il y avoit des mouches dons chacune fortoit dc sonTome VI Ê) d d d