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II y a même iles auteurs qui ontécrit, que ceux qui furent pris,ne purent sauver leur vie qu’à unecondition honteuse : c’étoit de ti-rer avec les dents une figue, quel’on mettoit au derrière de l’ftneílefur laquelle l’imperatrice avoit étémenée. II y en eut, dit-on, quiaimèrent mieux souffrir la mort,qu’unc telle ignominie. On ditque t’est de-là qu’est venue cettesorte d’in jure, qui est en usage en-core aujourd'hui parmi les Italiens,lorsquVn mettant un doigt entredeux autres. Ils disent par moque-rie : Voilà la figue. Mais l’histoirede l’insnltc faite à Béatrix , & dela punition des Milanais , a l'aird’un roman.
I. BEAU, (Jean-Louisle)pro-fesseur de rhétorique au collegedes Gradins, de l’académie des In-script. naquit à Paris le 8 marsiysi,& mourut le 13 mars 17(16.11 rem-plit avec distinction les fonctionsd'académicien & de professeur. Uest auteur d’un Discours , dans le-quel , après avoir fait voir com-bien la pauvreté est nuisible auxgens - de - lettres, & quels font lesdangers qu’ils ont à redouter desrichesses, il concliul que l’état d’uneheureuse médiocrité est à-peu-prèscelui qui leur convient. II a donnéune édition d 'Homere , grecque &latine, en 2 vol. 1746 ; Lies O rai-sons île Cicéron , en 3 vol. 1750. 11les a enrichies de notes.
II. BEAU, [Charles le] frereaînédu précéd., d'abord professeur derhétorique au College des Gradins,ensuite professeur au college Koyal,secrétaire de M. le duc d’Orléans,secrétaire perpétuel & pensionnairede l’académie des inscriptions, na-quit à Paris le 19 Octobre 1701 ,& mourut dans cette ville le 13Mars 1778. II étoit marié, & iln’a laissé qu’nnc fille. Cet acadé-
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mîcien , aussi honnête que labo-rieux, l’émule d .‘ Rollin dans fartd’enseigner , adoré de ses disciplescomme ce célébré professeur, avoitpeut!-être une plus vaste littératureque lui. Peu d’hommes ont mieuxconnu les belles lettres Grecques& Latines. Son Histoire du Bíp-Et»’sire , en 23 vol. in-i s, est (fautantplus estimée , qu'il a fallu , pontla composer , concilier fans cest edes éverivains qui se contredisent,remplir de lacunes , & faire uncorps régulier d’un amas de débrisinformes. U y règne une critiq» ejudicieuse , & un style soigné &élégant. Le rhéteur s'y fait quel-quefois un peu trop sentir ; nia* 5en général on la lit avec plaisir &avec fruit. Les Mémoires de Pan-démie des belles-lettrps font enri-chis de plusieurs Difertutlons sa-vantes du méme auteur, & dcdi-vers Eloges historiques , où le carac-tère des académiciens est saisi ave 5justesse & peint avec vérité. L®*íentiniens dc religion , la fagelh'des principes , la douceur d cSmœurs & la sûreté du commettsde M. le Beau, ont inspiré de v»regrets à ses amis & à ses élevés-On pourroit rapporter plusiei |rStraits qui font honneur a son capt-if ne place à l’académie des bel[ eIctères lui étoit destinée. Boug“ ,>1 ^ville, le traducteur de V Anti - ‘ J ‘'creee , fe présenta avec moins 1titres & un lavoir moins consi"^nié ; il redoutoit un concurent ^que M. le Beau , atiquel il ne crangui t point de faire part dc-ics‘ ( .sirs. Ce professeur entra danspeine, & courut chez les amis ïlui avoient promis leurs voix , P°les prier de les donner an j el >littérateur. C"est le moindre descris ces, difoit-il, que j’eujl'efaire pour obliger un homme de ’rite... M. lc-ììiau fut reçu à l’ cl