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Tome IIe. [BA - CON.]
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Joj B R A

attaqué d’une suppression totale desurines, causée par une inflamma-tion dans les reins, qui, >e ir dejuillet suivant, mit kn à ses jours ,dans la septantieme année de sonâge. Son humeur étoit égale, son ca-raétere doux, son coeur compatis-sant & généreux. Quoiqu’il parlâtbien, il étoit naturellement ami dusilence. II n’aimoit gtieres plus àécrire qu’à parler , parcc qu’il seniéfloit deses talens. II fut regretténon-sculenient de ses compatriotes,mais encore dc tous les astronomesde l’Europe.

BRADWARDIN , [ Thomas ]Anglois, surnommé le Dofleitr pro-fond, confesseur du roi Edouard 111 ,archevêque de Cantorbery, mourutl’an 1348, quarante jours après faconsécration. II a laissé plusieurs ou-vrages de théologie & de physique ;mais celui qui a donné le plus deréputation , est intitulé : De causaDei contra Felagianos , Londres ,161S, in-folio , où il approche desi'entimcns qu'ont eus depuis lesProtestans.

BRAGADIN , [Marc-Antoine]noble Vénitien, gouverneur de Fa-magouste en 1570 , ne rendit cetteville à Mustapha, général des Turcs,qui l’affiégeoit , qu'après s’être vuréduit à la derniere extrémité. Lacapitulation fut honorable ; maisle Musulman en viola les condi-tions. Après avoir fait massacrerdevant lui plusieurs officiers & plu-sieurs chrétiens qui avoient dé-fendu la place, il lui fit couperle nez & les oreilles, le fit traînerdans la place publique, lié par lespieds & par les mains, & écor-cher tout vif, en 1571. Le barbarefit remplir fa peau de foin, aprèsl’avoir fait saler, & rattacha au hautde sa capitane, pour en faire pa-rade le long des côtes d'Egypte &de Syrie. V Art d e vérifier les dates

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place la mort de Bragadin en 1 f 7 ®’mais son épitaphe qu’on volt dansDélices dc l' Italie , [tom. I >12Ç,] porte le 18 août I?" 1 - ,reste, de Thou ilitque Mustapha 1fit mourir Bragadin Si les al,tr #capitaines Chrétiens , que P at .qu’ils ne purent représenter léss''sonniers Turcs, qu’ils avoientégorger, quand ils virent fl® ^seroiem obligés de sc rendre -^ ece qui ne paroît guercs vrai‘ cblable. , -

BRAHE. rcy.THYCO-B*A« s ‘BRAILLIER, [Pierre] apot^caire de Lyon , dédia à Clastde ‘Gouffier, comte de Maulévfl* jgrand ccuyer de France, en 1 5un livre curieux Des a bus & *£ trances des Médecins ; contrepseudonyme d’un traité DesSfi tromperies des Apothicaires ^guisé sous le nom de Licet -

cio , imprimé à Lyon. D a ® s (deux bouquins , copiés depuj s " .des auteurs modernes, ont voit flla santé , le premier bien de 1me , a été livré trop souvent * jjcharlatans & à des fripons ; w * 1 sseroit très-injuste de donnertitres à tous les médecins & 3les apothicaires. m

BRAMA, Dieu des Indes ®Mogol. On croit qu’il en fut "Fmier législateur. C’est par le mo?^de Brama que l’Être suprême 3le monde , suivant la myth°Indienne. II partagea son peup ^quatre castes ou tribus: la ire JlC ,Brachmanes ou gens de loi j s ;

des Rageputes ou gens de £ uer c vo>la me, des Banians ou des » ^cians ; & la ive, des Artifr"des Laboureurs. Les princip 3 *f. s ^,que Brama donna â ses tr> 1 ^. )]tfont qu’une caste 11e s’allieroitavcc une autre; qu'un même /pme n’exerceroit pas deux Pi „;tsions différentes, ni ne P 1 '