. CAL
& maison le philosophe Pw*Vo,í > sou ami, qui étoitdunombre.Antoine alloit souvent se promcuev*^ns cette maison ; mais fa pré-leiice n’effraya jamais le courage« un si généreux ami : Sc quoiqu'ilj. l| t témoin des supplices qu’on Fai-î°jt souffrir aux infracteurs de la*°i des Triumvirs , & des récom-penses qu’on accordait à ceux quiy obéisiiiient, la tìdélité nc se d«-"ìentit iamais.
.CALEPIN , (Ambroise) teli-S'eux Augustin , né à Calepio ,jî 0Ur S dans l'état de Venise , floiis-,?’* au commencement du seizièmeuede. II se fit un nom par son Dic-honnàire des Langues, imprimé pour" Première fois cu l;oZ , & aug-menté depuis par Fujferat la Cerda ,sifflet & d’autres. I.a meilleuree-itíon était celle de ce dernier à^yon, cn 1681, en i vol. in-Fol.ç'n- n ^ relie de Facciolati, pro-*. eur à Padoue, eût paru. On peut«ire de cet ouvrage , ce qu’on a dit* u Mortri : que c’est U ne villen ®uvelle , bâtie fur l’ancien plan;? laìs il y a dans Tune & l’autreIjeaucoup de breches à réparer.11 Dictionnaire Polyglotte serait11 ouvrage très - utile ; mais ila raudroit remarquer à cliaquerticle, ce que les langues ont/Pprunté les unes des autres. Lesymologies communes à différoisots i les métaphores employéesP r les peuples divers pour expri-er le même objet, scroient en-- re des observations intéressantes,c j c ® loi,t ccs observations si pré-snscs aux grammairiens philoso-, CS , qu’on chercherait en vain*** Calepin
v i c ALIARI, (Paul 1 surnom-'
V^ONe-
~runese , parce qu’il était né àj. e rone eu 1532. Son pere était°Ulpteur, & un de ses oncles pein-
re - Celui-ci le prit pour Ion élevé.2'omt II.
CAL 3Sï
Ses essais furent des coups de maî-tre. Rival du Tintoret, s’il n’égalapoint la force de son pinceau, ille surpassa par sa nobletïc avec la-quelle il rendait la nature. Uneimagination féconde , vive , éle-vée , beaucoup de majesté & devivacité dans ses airs de tête , derichesse dans son ordonnancé, d’é-légance dans ses figures de Fem-mes , de fraîcheur dans son colo-ris , de vérité & de magnificencedans ses draperies , voilà ce quicaraélérise ses tableaux. On n'ydelircroit que plus de choix dansles attitudes , de finesse dans lesexpressions , de goût dans le des-sin fc le costume. Comme il pei-gnait quelquefois de pratique, sesouvrages ne font pas tous de lamême beauté. Le palais de Saint-Marc à Venise offre plusieurs deses chefs-d’œuvres. Ses Noces deCana font admirables : son Repaschez Simon le Lépreux, que LouisXIV fit demander aux Servîtes deVenise , & que sur leur refus larépublique fit enlever pour luien faire présent , est un des plusbeaux morceaux de la collectiondu roi. La plupart de ses destinsarrêtés à la plume éfc lavs au bistreou à l'encrc de la Chine, font ter-minés ; ils font les délices des ama-teurs. Víronìfc mourut à Venise eit1588 , avec la réputation J'ungrand peintre , d un honnête hom-me , d’un bon chrétien & d'un amigénéreux. Ayant été reçu obli-geamment dans une campagne au-tour de Venise , il fit secrètementdans la mailon un tableau repré-sentant la famille de Darius , Sc lelaissa en s en allant. Le Guide disaitde lui : w Que s'il avait à choisir„ parmi tous les peintres, il deiì-„ reroit être l’aul Véronè/e ; que„ dans les antres on reconnoiffoit„ l’art, au lieu que dans les ou-