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Tome IIe. [BA - CON.]
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■nous battrons i st c est Catinat, je fe-rai battu. Le mauvais état de l'ar-mée, le défont d’argent pour la fai-re subsister , le peu inintelligenceentre lui & le duc de Savoie, dont ilsoupqoHnoit la droiture, l’empêehe-rent d’accomplir cette prédiction d uprince Eugene N fut blessé à l’affai-rc de Chiari, & obligé de reculerjusques derrière l’Oglio. Cette re-traite , occasionnée par la défenseque lui avoit faite la cour , de s’op-poser au passage du prince Ettgene,fut cause de ses fontes & de sadisgrâce. Catinat , malgré ses vic-toires & ses négociations, fut obli-gé de servir sous Villeroi fi: ledernier élève de Turenne & deCondé , n’agit plus qu’cn second.II soutint cette injustice en hom-me supérieur à la fortune. Je tâche,d'oublier ma d.sgrace , mandoít - il àf es amis, pour avoir V esprit f lus li-bre dans Vexécution des ordres du ma-réchal de Villeroi. Je me mettrai jus-qu'aucoù pour l'aider. Les méchantferoient outrés , s'ils saveient jus-qu'où vu mon intérieur U ce sujet . Leroi le nomma en 170; pour être chc-valict de les ordres; mais il refusa.Sa famille s’en plaignit amèrementà lui. Eh bien , dit - il à ses pareils ,effacez-moi de kiotre généalogie ! .. .Il n’augmcntoit que le moins qu’ilpouvoit la foule descourtisans.ZoairXIV lui ayant demandé pourquoion ne le voyoit jamais à Marli, &si quelque affaire l’en empêchoit?Aucune , répondit le maréchal ,mais la cour est tris - nombreuse , Vj'en use ainsi pour Iatjser aux autres laliberté de vous faire leur cour. La sim-plicité de son extérieur répondoità son indifférence pour les hon-neurs. Ses jaloux disoient, en luisupposant un orgueil rafiné dontil n'étoit pas capable : “ Cet habit„ de drap uni dont le maréchal est„ toujours vêtu , est ja manière la

C A T

„ plus sûre de se foire remarques''!

ssant

Mais Catinat répondoit á cettesinuation maligne , en paroisavec des habits magnifiques da»*les cérémonies d’éelat. 11 wo»r>oen philosophe , ainsi qu’il avo>vécu, dans sa terre de St. Gratien*Ç» 1712 , âgé de 74 ans, n'aya'Jjamais voulut se marier. II Sélevé par degrés , fans cabale *fans intrigue. Philosophe»»■ ni . lie “de la grandeur & de la gîter te, fi hrde tous nréiuirés . & n’affect 31 ^

ant 11

de tous préjugés , &point de les mépriser , igno r;galanterie & le métier de court 1 £ennemi de l'intérêt & du ' n ,se bornant à cultiver l’amitie- L •teurdu Sieclede Louis A ’iP ^t

l’on doit ce portrait , dit q 11 "été bon Ministre , bon Chattescomme bon général ; & c’est ce ? jle duc de la Eeuiiladç avoit d>Louis XLV, en lui pariant detinat. II avoit dans l'esprit u* cplication & une activité, 9 u '!-'! n é»dolent capable de tout, sauf ( eler de rien. Son sang froid nedémentait jamais. II lai

dans la malheureuse affaire de ^ri , un mot digne des ph< s S r vnChommes de l’antiquité. Ap r f s n ,charge infructueuse, il rallj°î .core les troupes. U11 officies ’ 111 jOù voulez-vous que nous all lttiSla mort ? — 11 est vrai , rép 011 ^tinat , la mort est devant nous >la honte est derriere. Les soldatspclloicnt le Peee LA ^*,,,01-Quelques anecdotes feront c . 0 ' ll - lia ttre la trempe de son aine. C * |K ,requt le bâton de maréchal d ec» en Piémont. Legentillta' 11 j e H e ple lui porta étant tombé ma' 31 ^ u jchemin, en chargea un COIir,i;r ^j|ieteut pour fa récompense u"de 1000 écus. Celui qiiieto* allgé de le payer à Paris, * cr, V. Ilt jl-nouveau maréchal, que le zhomme prétendoit que 6 e