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Tome IIe. [BA - CON.]
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rieur; mais fa libéralité faiíoit toutfou luxe. II encourageoit testaleuspar <les récompenses, & il préve-noit les besoins des artistes indigenspar 4es bienfaits.

CAYOT, (Augustin) sculpteurde Paris, reçu membre de l’scadé-mie de sculpture en 1711 , se fîtnn nom par les ouvrages sortis deson ciseau. On remarque sur toutles Deux Anges adorateurs dn maî-tre Alltel de Notre-Dame de Paris,exécutés en bronze ; & une desCompagne de Diane , en marbre ,dans le jardin des Thuileries.

CAZEL. Voyez Casfl.

CAZES. Voyez- Cases.

CEBA,( Ansaldo) politique, his-torien , orateur & poète Génois,donna quelques Traités dans cha-cun de ces genres. Les italiens fontquelques cas de son Traitéitt poèmeEpique ; mais il s’est fur-tout faitun nom par ses tragédies : les plusestimées font les Jumelles de Capouc& Alcipe. Le marquis Maffei les ajugées dignes d’entrer dans le Re-cueil des meilleures Tragédies ita-liennes , imprimé à Vérone en 172;,en z,vol. in-8-

CEBES , philosophe Thébain,disciple de Socrnte , auteur ( à cequ’on a cru ) du Tableau de la Viehumaine, dialogue sur la naifl'mcc,1a vie & la mort des hommes. GillesBoileau l’a traduit en francois en1653; & Gronovius l’a publié engrec en i689- L’abbé Sévin a prou-vé que cet excellent traité est d’unauteur plus récent que ce philo-sophe.

CECCANO , ( Annibal ) né dansle pays de Labour, fut archevêquede Naples , & ensuite honoré de lapourpre en 13:7, par Jean XXII.Clément VI l’envoya pour con-clure la paix entre Philippe deValois, roi de France, & EdouardVI, roi d’Angleterre. Le cardinal

C F, C

Ceccano étoit à Rome , lorsque tefameux Rietszi y exerçoit son pou-voir tyrannique. Cette ville étoitdans un désordre extrême : le Ju-bile , survenu an milieu des trou-bles , nc servit pas peu à les ali-menter. Ceccano crut les apparieren partie, en abrégeant le nombredes jours que les étrangers dev#* 6 ®*employer à leurs stations. Les dis-penses qu'il accorda à cette occa-sion , firent soulever le peuple d eRome , auífi mutin que supersti-tieux. Lc mécontentement éclatalorsqu’on s’y attendoit le moins-Le cardinal avoit dans ses éc ur' eSun chameau qui excitoit la curio-sité de la populace ; cet anima*ayant été harcelé ; le palfrenicrs’irrita. On en vint aux injurespuis aux coups : les gens du lé-gat chasscrent le peuple , qui bri-sa les portes , & fit voler les pier-res de toutes parts fur les fenêtresdu palais , en criant ù VHérétique -Le légat, revenu de cette premiè-re frayeur , ayant voulu quelquesjours après faire les stations ? oí>tira fur lui, d’une fenêtre grillée?deux fléchés dont il ne fut pointblessé. Ce crime fut mis fur tecompte de Rienzi , déjà soupçonned’avoir excité le peuple à la ré-volté. Ceccano excommunia de nou-veau ee rebelle & ses complices?le qualifia de Patarin , 110m d’here-sie odieux & infamant, le chargearies plus horribles malédictions? edéclara déchu & incapable de.toutecharge, & lui interdit l’cau & le seU-Rienzì, coupable 011 non de cet at-tentat, se sauva dans les caravanesdes Pélérins qui s’en rctournoie®**Ceccano, qui ignoroit fa fuite , n encraignoit pas moins quelque nou-velle entreprise ; il redoubla >esprécautions, & les poussa jusq u ’ aUridicule : il nc paroissoit jamais enpublic, tans porter une «alote “ e