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Tome IIe. [BA - CON.]
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„ redoutable an - dehors. Tel fut5, son premier principe , & tel a,, toujours été celui de tous les„ princes qui ont médité de gran-,, des entreprises. Ses vertus lui„ gagnèrent promptement le cœur„ de ses sujets, & le bon ordre„ qu’il établit entre les parties„ désunies de son état, ne donna„ à tous les François qu’un même,, intérêt. L’abondance succéda à,, cette misere dont parlent tous„ nos historiens , & la France„ trouva en elle - même autant„ de ressources que la république„ Romaine. Charles le Sage ne pa-„ rut point à la tête de ses armées ,„ & força cependant ses ennemis„ à le regarder comme un grand„ capitaine. II en avoit en effet„ les principales parties ; jamais gé-„ néral n’établit avec plus de pré-„ cision l’état de la guerre : de son„ palais il en régloit toutes les„ opérations ; il étoit l’ame du fa-„ meux du Guesclin , qui n’agissoit„ que par ses ordres. Ses projets„ étoient formés fur une connoif-,, sauce exaéte de ses forces & de,, celles de les ennemis; & malgré„ l’ignorance où l’on étoit encore„ de la science militaire , cette„ guerre présente un spectacle auflî„ instructif qu’intéressant. Charles„ avoit un génie vaste & intrépide,„ conduit, mais jamais borné par„ la prudence. Inébranlable dans

ses résolutions.

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„ fions de ses ennemis; ct Icsarmct

„ nombreuses des Anglois qu> ,e,, répandoient dans la France P 1 ^„ la Picardie, y étoient, pouram„ dire , astiégées. Elles n’osoie»„ insulter une seule forteresse, 0„ se répandre dans un autre P a V„ que celui que Charles leur avo'„ abandonne, & elles fuyoient„ Bordeaux, plus ruinées par j® 1„ marche & par la disette qu>

„ avoit suivies, que nos soldats„ le furent après les batailles 1„ Creci Si de Maupertuls.ct«

„ clin étoit le Marcellus Sc l' e Pj„ de la France; Charles en rut ^„ bouclier, comme Fabius l'a® 0 ^

„ été de fa patrie ; ou plutôt, I®

n ’est

mê-

âpres avoir ete

„ sage dans les conseils, modéré„ dans ses espérances , plein du,, passé , attentif à toutes les dé-„ marches de ses ennemis, & pour,, ainsi dire présent dans l’avenir ,„ il se défia toujours de la fortune.„ Pour rattacher plus sûrement à,, ses armes, il avoit tempéré l’im-,, pétuosité de la valeur françoise.„ Comme un autre Fabius , il„ voyoit sans émotion les incijr-

„ répete encore , ce prince„ comparable qu’^tout lecorps„ me de la république Romaine- >>

V. CHARLES VI, dit le

Aimé , fils du précédent , neiz6î à Paris, parvint au trône13S0, âgé feulement de ** an * cemois. Sa jeunesse livra la F ra ^à l’avarice L à l’ambition detrois oncles, les ducs d 'Anjou >Berri Sc de Bretagne. Ils étoie *par leur naissance , les tuteursl’état ; ils en devinrent les ty ra tLouis d’ Anjou , après s’être etn P, ^du trésor de son pupille , ac -le peuple d’impôts. ( V sn«. xxviii. ) La France leleva. Les rebelles de Paris,nommoit les JÌIaillotins , P^^qu’ils s’étoient servis de wa> ^de fer pour se défaire des ^nanciers, furent punis, fans q ^pût faire cesser les murmure • ^

sédition étoit arrivée penda»sence du roi. Charles , âge ^5

ment de 143ns, mais guerri ^

l'enfance , venoit de gagneles Flamands révoltés c ° n ^ hcC sl ,comte , la bataille de Rote ^

dans laquelle iWcur tua îí°®

mes cn izzr. Cette victoir