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Tome IIe. [BA - CON.]
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le , à qui le gouverneur ordonna»Pen. aller expédier quelques - unsqui étoient risns les prisons , ré-pondit : ÍJu'il ne travaillait que ju-diciairement. Voilà riiommelcplusvil par son été t, dit un écrivain«Tesprit, qui aplus d’honneur qti’u-ne reine & son conseil. Cette bou-cherie , pour laquelle Grégoire XIIfit une procession à fiotne . porta larage de la vengeance au coeur desProtestant , déjà assez animés parla Fureur de la religion Ils ne vou-lurent point laisser reprendre lesplaces de lïuete. qii’on leur avoitaccordées. Montauban leva l’étcn-dard d’unc nouvelle révolte. LaRochelle Limita. Le duc A'Anjou ,qui en fit le siégé, y perdit pres-que toute son armée j St les Hu-guenots , malgré la St. Barthélcmi,& les victoires de Jarnac & deMontcontour, furent toujours for-midables. Charles , depuis la barba-rie qu’il avoit approuvée & exci-tée , paroissoit tout changé. Sonsang couloir sans fin , & perçoitau travers des pores de fa peau :maladie regardée par les Frotestanscomme un effet de la vengeancedivine, &quiPemporta à 24 ans,en 1574. Je me console , dit-íl avantque de mourir, de n'avoir point defis i ce ne seroit qu'un enfant. II serepentit d’avoir régné , Sc encoreplus d’avoir laissé regner des bour-reaux fous son nom. Pierre Mat-thieu le représente ayant la taillehaute, maigre & effilée, les épaulescourbées, les jambes grêles, le visagepâle, les yeux hagards & la phy-sionomie farouche. Ce roi sangui-naire aimoit pourtant les lettres& les beaux arts, qui auroient dûadoucir la férocité de son ame. IIreste encore des vers de lui , quine font pas faus mérite pour iontems. II aimoit les poètes, quoi-qu’il ne les estimât pas. On assure

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qu’il difoit d’eux, a qu 'il falloirles traiter comme les bons chevaux ,les bien nourrir & ne les pas rqf a "fier. „ II apprécioit leurs éloges lui'vant leur juste valeur. U11 poète b»ayant présenté des vers fur l cSvictoires de Jarnac L de MouW 0 "'tour, où il louoit fa valeur : &faites rien pour moi , lui dit il ; i° u “tes ces louanges ne font que menfong 1& flatterie , puisque je ne les ai f“Sméritées. Adrefez-les au Duc ri’An-jou qui vous taille tous les jours de («besogne. S011 plus grand plaisir étostla chasse , à laquelle il le Kvroiavec une forte d’emportcment 1parce qu’on lui ôta l’occasion “ elignaler ailleurs son courage. Sonactivité étoit extrême; il appeH olCles maisons les tombeaux des vivant;Il ne tourna pas cette grande VI 'vacité du côté des affaires ;c’cst depuis lui que les secrétai-res d’état ont signé pour le rol ‘Villercì lui ayant présenté l" u 'sieurs fois des dépêches à lignes >dans le tems qu’il alloit jouerla paume: Signez, mon pore , iutdit-il, flgnez pour moi. — Eh hfl n *mon maître ? reprit Ville roi pòjlfveus me le commandez, je J>gne> at 'C’eft encore sous ce regne “jsang, que Furent Faites nos ‘ 0lles plus sages, & les ordonnanceles plus salutaires à Tordre P 11blic , par les soins de l’immor echancelier de l'Hôpital. Ce g rn “ jhomme donna pour devise an f _deux colonnes , avec ces mots •Pietate U juftitià. Quelle dcv-epour fauteur de la St. liaitbelemCharles s’étoit exercé fur les ueà verser le sang de ses sujets. Un 1 ,ses plaisirs était d’abattrc d’nn ecoup la tctc des ânes & des coeb"^qu’il rencontroit en allant 3chasse. Lanfnc, un de ses FavoiQjPayant trouvé l’épce à ,a m ‘.contrç son mulet, lui deman'