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Tome IIe. [BA - CON.]
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heure dans le cas de donner oude recevoir bataille , il marchoittoujours en-avant au milieu desen fans perdus. Le marquis du Guaflest obligé de lili dire : Comme géné-ral , je ‘vous ordonne de vous placeran centre de l'armée çff avec lesenseignes..-. Charles , pour ne pasassoiblir la discipline militaire qu’ilavoit établie , obéit sans murmurer.La paix de Cambrai, en pacifiantla France & l’Espngne , n’avoit pasrapproché le cœur des deux rois.Charles - Quint entre cn Provence,f Voyez L È v e ] avec ;o millehommes , s’avance jusqu’à Mar-seille , met le siégé devant Arles ,te fait ravager en même - tems laChampagne & la Picardie. Con-traint de se retirer après avoir perdupresque toute son armée , il penseà la paix. On conclut une trevede dix ans à Nice en i ;zz. II s'étoitcru si assuré du succès, qu’il avoitdit à Pierre de la Baume , qu’il leprioit de le rétablir fur son siégé deGeneve , dont il avoit étc chassépar les Calvinistes : M. VEviquequand j'aurai conquis la Erancepour moi , je prendrai Geneve pourvous... Charles se trompa, & apprità mieux connoitre les François.Avant cette expédition , ce princedemandant un jour à un gentil-homme franqois, qui étoit parmises prisonniers, combien il y avoitde journées d’une place de Pro-vence où il étoit, jusqu’à Paris ?ce gentilhomme lui répondit : Sipar journées vous entendez des ba.tailles , il peut y en avoir seize , àmoins que vous ne J oyez battu dis lapremière... En 1539, les Gantoiss’étant révoltés , l’empereur quivouloit calmer cet orage naissant,obtint de François I la permissionde passer par la France. Tentes leshistoires sent mention de la pompe& de la magnificence avec laquelle

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il fut reçu. La politique pouvoitprofiter des circonstances, pourfaire révoquer le traité de Madrid,si onéreux à la France ; mais lafranchise généreuse de François /«étoit un sûr garant pour Charles-[ Voyez Trieoulet] Le roi deFrance pourtant ne dissimula P aSle parti que de lâches courtisa' 1 *lui suggérèrent : “ Voilà une dame,[lui dit - il un jour , en lui'mon-trant la duchesse A’Etampes'} " fi 111„ me conseille de ne point vou*„ laisser sortir de Paris, que vous» n’ayez révoqué le traité de M*'„ drid.,, Si le conseil e fl bon , rb-pondit Charles un peu déconcerte,il faut le suivre. Mais ce priuee >craignant que la générosité necédât enfin aux instances de I*maîtresse , crut devoir la mettredans ses intérêts & lui fit prése 1 "d’un diamant de très-grand p r,! f'Un cavalier Espagnol lui aVOltdéjà dit, que si les François u ele retenoient prisonnier , i>* le 'roient bien foiblcs ou bien aveu-gles. Ilssont s un & l'autre , h" r 'pondit l’empereur; ss c'est su*que je me fis. llauroit pu répond'avec plus de vérité : Ils font S‘ n ~sreux , çjf c'est ce qui me tranquilUft’Charles ayant remédié à la rév» 11des Pays-Bas, òù il s’étoit rcud">diseit-i!, comme juge , le sceptre &l'épée à la main, médita en > >4' ,conquête d’Alger. Le vieux JndrtDoria n’approuvoit point ce Pro-jet hasardeux. Mon pere , luil’empereur, soixuute-douze ans **

vie à vous, & vingt-deux ans Apire à moi , doivent nous sujjift. . .faut périr , périssons. II fallut partir»l’expeditiou fnt malheurcule, com-me tous les gens sensés l’avoieuprévu. Chartes avoit promis 11"'vestiture du Milanez à François ,pour un de les fils; sortit de Fr*"!

çe , il oublia fa promesse

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