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la flotte, & coula à fond le navireimpérial. Aulïi-tôt que Charles euttouché le rivage , il se mit â ge-noux, & collant sa bouche sur laterre, il «lit : “ qu’il baisoit avec„ respect cette mere commune île,, tons les hommes , & que com-v me autrefois il ctoit sorti tout„ nuil <î» sein de sa mere, il re-„ tournoit nud , volontairement &„ sans aucune contrainte, dans le„ sein de cette autre mere. „ 11 seretira à S. Juste, monastère situédans un vallon agréable, fur lesfrontières de Castille & de Portu-gal. La promenade, la culture de*fleurs , les expériences de mécha-nique, les oflices, les autres exer-cices claustraux , remplirent toutson tems fur ce nouveau théâtre.Tous les vendredis de carême il sedonnoit la discipline avec la com-munauté. Un matin qu’il éveilloità son tour les religieux, il secouafortement un novice , ensevelidans un profond sommeil ; le jeunehomme , se levant à regret, lui ditd'un ton chagrin : C'(toit bien assezque vous eujjstz troublé le Momie ,sans venir troubler ceux qui en fontsortis. Un bouffon nommé Pedro ,lui ayant paru étonné de ce qu’ille saluoit, & lui ayaut dit : roulez-vous me prouver que vous n'êtes plusEmpereur ? - Non , lui réponditCharles , mais je n'ai plus rien à tedonner, que cette marque de cour-toisie... On prétend que, dans saretraite, il regretta le trône. Quel-ques historiens disent qu’il ne l’avoitquitté que pour avoir la tiare; maisc’est une conjecture chimérique.Ce qu’il y a de sûr, c’est que lecardinal de Grunvelle disant àPhilippe 11:11 y a aujourd'hui un anque f Empereur s'ejl démis de tousJ'es états ; ce prince lui répondit : 11y a aujft aujourd'hui ununqu'il s'enrepent... ( Voyez I. Bousdeíl-
M S vers la fin.) Charles-Quint ^son rôle par une scene singulière-J1 fit célébrer ses obsèques pendai'fa vie, se mit en posture de mortdans un cercueil , entendit f al|Cpour lui-même toutes les prici' c ®qu’on adresse à Dieu pour ceux qjjne font plus, & ne sortit de Ibiereque pour se mettre dans nn ” *( Foy. Escalquf.ns, ) Une hevrViolente qui le stifit la nuit d’ap rl "cette comédie funebre , l’emportJ ci;;î , âgé de 59 ans 6 mois &
jours. {Voyez Avala.) < ,
Charles-Quint. ne vouîoit être *loué, ni blâmé. II appelle » 1 ■historiens Pastl-Jove & Slcida », ^menteurs , paree que lc P r . ctI,, $avoit dit trop de bien de Int 'l’autre trop de mal. £n le rer>dant du côté de l’esprit, d» f®rage, de la politique, il n ’ crl ja „des éloges. Personne ne ‘ 1)t ‘,mais mieux s’accomoder aux snies divers des peuples Si des etGrave en Espagne, prévenant« ales Pays-Bas, fier en Alle n ' aí ’® !finiple avec le peuple , 1 »»" J fjavec les militaires , poli * ve ®grands , ingénieux avec le* bde-lettres, aimables avec l es *mes , compâtissant avec les P‘vres , il prenoit toutes les ‘° rfl l 0 .En le considérant du côté de ** .dérationdans les désirs, de 1 * ^
turc , de la franchise , de 1 *bité, de la sincérité, on nequelles épithètes lui donner- ^connu généralement pour di ^lé, *1 juroit toujours , A ft “f 1 f -bre de bien , Foi d'homme d'hon”
Si faisoit ordinairement le c0 !'- aV clre de ce qu’il juroit. M ttC ! !étoít un de les auteurs savo» 5 - eetraités étoient tous c ° n i u \i: |Scette ambiguité, qui an°i ) C sréputation , fans augmente ^états. Engageant les autres a §viir par Pair de confiance