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avoir tué le Frere quelques an-nées auparavant. Cet officier su-borna treize assassins , au nombredelquels on est Fiché de trouverJe brave Mouvant. Le 31 décembre1563 , lbarri allant au Louvre ,Fut attaque fur le pont St. Michelpar Chatriiier & l'es complices, quil’cnvironnerent, le tuerent aveedeux amis qui l’accompaguoient,& sortirent à l’instant de Paris.Telle Fut la fin «le Charri , qui,suivant Brantôme , “ étoit un se-,, coud Montluc en valeur & enM orgueil, & qui l’auroit pu être3 , en dignités, s’il ne s’étoit fait,, de trop grands ennemis pour,, l’atteindre. „
CHARRON , ( Pierre) né à Pa-ris en 1 í4i, d’abord avocat au par-lement , fréquenta le barreau pen-dant cinq ou six années. II le quittapour s’appliquer à l’étude de lathéologie & à l’éloquonce de lachaire. Plusieurs évêques s’empres-serent de l’attirer dans leurs dio-cèses , & lui procurèrent des béné-fices dans leurs églises. II fut suc-cessivement théologal de Bazas ,d’Acqs, de Leictoure , d’Agen ,de Cahors , de Condom & de Bor-deaux. Michel Montagne , alorsun des ornemens de cette derniereville, lui accorda son amitié &son estime. 11 lui permit par sontestament de porter les armes defa maison : grâce puérile, mais dontun Gascon , quoique philosophe ,devoir faire beaucoup de cas. Char-ron lui témoigna sa reconnoissan-ee, en laissant tous ses biens aubeau-frere de ce philosophe. En1593, Charron fut député à Parispour Rassemblée générale du cler-gé , & choisi pour secrétaire decette illustre compagnie. II auroitvoulu finir les jours chez les Char-treux ou chez les Célestins ; maisob le refusa dans çei deux ordres
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à cause de son âge avancé. II mcU-rut subitement á Paris , dan s ui*me , en 160Z. C’étoit un hom» 1 ®plein de sagesse & de piété , telque devoit être un prêtre qj M faux lumières de la philosophie *jpignoit les vérités & la morale dela religion. Son visage étoit ton*jours gai & riant, & son hume«sagréable. II parloit avec autantforce que d’aisance. On a de lu 1 'I. Les trois Vérités, in - 8 ,
Par la premìere , il combat *Athées ; par la seconde, les Païc nS ’
* - " - o, ygl
les Juift, les Mahométans; ^la troisième, les Hérétiques *Schismatiques. Les Catholique* ^plaudirent à cet ouvrage ,
Protestans ('attaquèrent vainemeaucuns de leurs écrivains d an’avoit ni la force de style 1 111 .j.prit méthodique de Ch»rr»n-
Traité de la Sage /ê, Bordeaux 1 « yin-8. Elzévir , in-ir , 1646- j„avoit dans la premiers éditiou í jques expressions inexactes, q 111été rectifiées ou adoucies da° s )téditions postérieures. i«. k’® u nídisoit en général, que les rehS 1
venoient des hommes & no»
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Dieu. II excepta, dans ladeu* 1 ^édition, la religion chrétiencomme il le devoit. H l' r .^ n ,edoit que ('immortalité deétoit la chose la pins univef*® [ment crue , Sc la plus foiM* [eprouvée; & ce passage fut en e .adouci. Z». Les maux que 1 e * ^ ( j erelies , excitées dans le f clsl í -('église , ont produits , éto'* 11 fíCgprésentés avee autant d'éleg® .qtie de force ; mais il étoit ^facile de rejeter ces maux s l,r ^passions des hommes qui ont * j eSde tout, & qui ont changéremedes les plus salutaires e n rsons détestables. 4 e . Charrc"posoit les difficultés des si^ er , ^avec beatiçoup d'énergie,