Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
620
JPEG-Download
 

6ro C II I

suinte , & lui assura pour dot, íui-vantl’usagcde son tcms, une partiedes domaines dont il avoit hérité deC'.ribert. Chilperic avoit alors uneconcubine, la barbare Frédcgonde.La reine fut trouvee morte dans son11 l.e soupçon de cet attentat tom-ba avec raison fur la maîtresse, sur-tout lorsque le roi sent épousée.Jiruncbaut , soeur de (ìalasuÌKtc, armeSigebert son mari, & venge sa mort,cn obtenant les domaines donnés àfa sœur peur dot. Son régné futune suite de querelles & d’injns-tices. Ses sujets furent accablésd’impóts ; chaque arpent payoit unefearique de vin ; on donnoit unesomme pour chaque tête d’esclave.Chilperic , poussé par Frédegonie ,commit toute sorte de forfaits, juf-qu’à sacrifier ses propres en fans àce monstre d’impudieité & de bar-barie. 11 fur assassiné à Chcltcs, enrevenant de la chasse, l’an 584. Fré-degonde , pour laquelle il avoit toutfait, & Landri fou amant, furentsoupçonnés d’avoir eu part à cemeurtre. Grégoire de Tours n’apclleChilperic que le Néron & VHérodede son teins. Ce prince possédoistrès bien , dit-on, la langue latine :chose étonnante pour un siccle oùles grands le faifoient un mérite dcleur ignorance.

II. CHILPERIC II , appelleauparavant Daniel, fils de Chilpe-ric II , succéda à Dugobert 111 en71 ç, & fut nommé Chilperic. lèsin-froi,, maire du palais, le mit à latète des troupes contre Charles Mar-tel i mais il fut défait, & contraintde rcconnoître son vainqueur pourmaire. Chilperic 11 mourut à Atti-gny en 720 , & fut transporté àNoyon où il est enterré.

CHINE-NOUNG, empereur dela Chine l’an 1837 avant Jésus-Chrilt, enseigna aux hommes à cul-tiver la terre, a tirer le pain du

C H I

froment & leyin du ritz. Les Chi-nois lui doivent encore , suivantleurs historiens , l’art do faire h*toiles & les étoffes île foie , la con-naissance de traiter les maladies ?les chinions fur la fertilité de I®campagne, la lyre & la guittare-Les historiens Chinois ajoutentqu’il mesura le premier la figui®de la Terre, & détermina les quatt®mers.

I. CHING, empereur dç la Chi-ne, vivoit l’an 111$ avant J. C. I‘

donna, dit-on, à l’anibastadeur dela Cochinchine , une machine q"!fe tournois toujours vers le midjde son propre mouvement, & q 111coiiduifoit sûrement ceux qui voya-geaient par mer ou par terre. Qu®{-ques écrivains ont cru que c’étoitla boussole.

U. CHING , XI, eu CHl-HOANG-TI, empereur delâChin®vers l’an 240 avant J. C., renditson nom illustre par un grand nom-bre de victoires j mais il le désho-nora, cn ordonnant de brûler to*î*les livres. Après avoir conqm stoute la Chine , dont il nc p°“ e .jdoit auparavant qu'ime partie , 1porta ses armes victorieuses con-tre les Tartarcs , & pour empêchéleurs irruptions, il fit bâtir di flSl’efpacede cinq ans, cette fam® u rmarquise qui sépare la Chine deTartarie. Elle subsiste encore da" 5un contour de 500 lieues de Franc® *s’éieve fur des montagnes & d® 1 "ccnd dans des précipices, ay* flpresque par-tout 20 pieds dc I* r 'geur, fur plus de gode hauteuf-Ce rempart, supérieur aux pyram 1 'des d’Egypte par son utilité com"^par son immensité , n’a pas cmf®'ché les Tartarcs dc subjuguerChine.

CHINILADDAN, roi d’AsTyr'®*successeur de Saosdurhin , vers 1 3hùj avant J. C., défit & tua ’