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Kmsin-germaiu, en 1654. Le dé-goût pour les a fini r es, les embar-ras de la royauté , quelques sujetsde mécontentement, contribuèrentautant à ce sacrifice , que sa phi-losophie & son goût pour les arts.Christine quitta la Suède peu delours après son abdication , &fit Frapper une médaille, dont lalégende étoit : Qtte le Farnafc vautn ‘icux que le Trône. Travestie enfiomme , elle traversa le Danemarck&l’Alleinagne, se rendit à Bruxel-les , y embrassa la religion Catho-lique , & de - là passa à Inspruck,®u elle abjura soleninellement leLuthéranisme. Le soir même 011lui donna la comédie; ce qui fitêtre aux Protestons, qui n’approu-^oient point ce changement de re-ligion , 011 qui ne le croyoient pasfitteere : Jl est bien juste que les Ca-tholiques lui donnent le soir la co-médie , puisqu'elle lu leur u donnée le’ n ‘iti n . Elle écrivit fur un manus-crit , où l’on mettoit en doute lafiucérité de fa conversion : Chi lo" non scrive , chi lo scrive non los u - On peut se rappelles ici que c’estCe tte même princesse qui avoit prisfour devise : Fat a vìam inventent ,- Les destins dirigeront ma route. „ludissérente pour toutes les reli-ons, elle n’en changea, dit-on,S'te pour jouir avec plus de libertée u Italie des chef - d’œtivres queï e pays renferme. Les Jésuites deLonvain lui promettant une place*[’Près de Sainte Brigitc de Suède,,0 leur répondit." J'aime bienpi'on me place parmi les“apj. Ce qu'il y a de fur , c’cstï'çn passant à Vienne en Dauphine,^°ijsac fut très-mal reçu d’elle ,f° Ut lui avoir fait, att lieu de ha-^ n gue , un discours fur les juge-^ons de Dieu & le mépris du, °nde. La cour dc France lui ren-" de grands honneurs. La plupart
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des Femmes & des courtisans n’ob-serverent pas dans cette princessele génie qui brilloit cn elle; & n’yvirent qu’tine femme babillée enhomme , qui danfoit mal , brus-quoit lcsflateurs, & dédaignoit lescoiffures & les modes. Des hom-mes moins frivoles, en rendantjustice à ses talens & n fa philoso-phie, détestèrent sassaffinat ieMa-naiUfchi son grand écuyer , &son amant selon quelques-uns. Onsait qu’elle le fit poignarder pres-que en sa présence , à Fontaine-bleau dans la galerie des cerfs, leio novembre 1657. Les juriscon-sultes qui ont compilé des passa-ges , pour justifier cet attentatd’une Suédoise jadis reine, mé-ritoient d’être ou ses bourreaux ouses victimes. L’horreur généralequ'inspira ce meurtre , la dégoûtade la France. Elle voulut passer euAngleterre; mais Cronmel n’ayantpas approuvé ce voyage , elle re-partit bientôt pour Rome. Christines’y livra à son goût pour les arts& pour les sciences , principale-ment pour la chymie, les mé-dailles & les statues. Alexandre VIIétoit alors fur la chaire de St.Pierre. Christine ayant eu quelquesujet de mécontentement sous sonpontificat, pensa à retourner enSuède en 1660, après la mort duroi Charles Gustave. Les états n’é-toient point disposés à lui redon-ner une couronne qu’ellc avoit ab-diquée. Elle revint à Rome pourla troisième Fois, continua son com-mercc avec les savans de cettepatrie des arts, & avec les étran-gers. En 1685 , année dc la révo-cation de l’cdit dc Nantes , elleécrivit ail chevalier de Terson , am-bassadeur de France en Suède, unolettre fur l’édit révocatif. Elle ydisoit que les gens de guerre étoientd'étranges Apôtres j & comparoit la