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Tome IIe. [BA - CON.]
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F rance á un malade à qui on coupe mhras , pour extirper un mal que la pa-tience fif la douceur uuroient guéri.Elle iléploroit le sort des Calvinis-tes avecim air de franchise, qui fitdire à Bayle qui l’inséra dans ionJournal , que cette lettre étoit unreste dc Protestantisme : c’étoit plu-tôt un premier mouvement de com-passion pour les proscrits , ou unreste d’ammofité contre la France.Le prince de Coudé finit l'a carrièreTannée d’apres. Christine , qui l’a-roit toujours admiré, écrivit à Ma-demoiselle Sonderi , pour l’tngagerà célébrer ce héros. La mort , disoit-ellc dans fa lettre, qui s'approche fisne manque jamais son moment , ne•ni inquiette pas ; je Vattends ,sens laiesirer ni la craindre. Elle mouruttrois ans après, en 16S9 , dans la6Zms année. Este ordonna qu’onne mettrait fur íbn tombeau que cesmots : D. O.M.Vixit Christina,«»«. LX 1 I. Les inégalités de fa con-duite , de son humeur & de sesgoûts , f dit M. d’Aiemhert ) ; le peude décence qu’clle mit dans ses ac-tions; le peu d’avantage qu'elle tirade ses connoiiïances & de fou esprit,pour rendre les hommes heureux ;la fierté souvent déplacée ; ses dis-cours équivoques fur la religionqu’elle avoit quittée, & fur cellequ'elle avoit embrassée ; en lin lavie, pour ai 11 fi dire , errante qu’ellea menée parmi des étrangers qui11e l’aimoient pas : tout cela justifie,plus qu’clle ne (’a cru, la brièvetéde son épitaphe. Son mécontente-ment s’annonce presque toujoursdans ses lettres par la menace dela mort. Dans l’ast'airc des fran-chises , dont clic soutint les in-justes droits avec beaucoup dehauteur., elle écrivoit aux officiersdu pape : Je •vous donne ma pa-role que ceux que vous avez con-damnés à mort , vivront , s'il plaît

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à Dieu , encore qaclque teins i stpur bazar d ìlsvenoient á mourir d'un tautre mort que de la naturelle , ils !ISmourroient pas seuls. Un musicienl’ayant quittée pour palier à 1» mu-sique du duc de Savoie , elle daignaen etre Furieuse, au point il’écrireces indignes paroles : // n'est t^ uSau monde pour moi , & s’il n'y chantspas pour moi , il ne chantera P aSlong-tons pour qui que ce soit .. . i*doit vivre £7 mourir ù mon s er "

vice . Christine , avouait est*"

même, qu’elle étoit méfiante , sou?"çonneuse , ambitieuse jusqu’à l’excéhemportée , impatiente , méprisante »railleuse , incrédule, ìndévote , d’u^tempérament ardent N impétueux 1qui se portoit d l'amour , mais n»î« f ‘elle ne succomba point. Si on 1 e11croît, elle eut en général un m'--lange trop singulier de défunts Sde grandes qualités, pour qu’o 11soit étonné de la diversité des j u 'gemens qu’on porte encore furelle. . . Arkenholez, bìMiothécast' edu landgrave de Hesse - Castel , *donné 4 gros vol. in-4. fur cest eprincesse, fous le titre de Mém» 1 'res. O11 y trouve 220 Lettres , ®deux ouvrages de Christine. Le pre-mier est intitulé : Ouvrage de loiJ rou Maximes £7 Sentences , les un eStriviales , les autres ingénieuses >fines & fortement pensées. La rei» ede Suède y parle, presquemême teins, pour la tolérance,pour l'iiifaillibilité du pape.second écrit a pour titre : Réstexif nsfur la vie £7 les allions duAlexandre , auquel cette priiicf‘ leaimoit à être Comparée. O11 a l ‘ n ~primé une petite Satyre contraste»sous le titre de l’ic de la ^ e ‘'s LChristine, 1677, in - 12 : desmoires pour servir à son hist» ire j’

4 volumes in - 4. peu estimes :Recueil de ses Médailles, 17 j" ’in-fol. Enfin M. Lacmubi * l °