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tous ceux qui venoient le saluer,& auxquels il ne rendoit pas lesalut : c’étoit le signal du carnage.Les plus illustres sénateurs furentJes victimes de l'a rage. Ocla-vius soncollègue eut la tête tranchée. Cebarbare fut tué trois ans après , l’anÍ4 avant J. C. par un centuriontle son armée. Ilavoit, dit un hom-me d’esprit , toutes les passionsqui Font aspirer à la tyrannie , &aucun des talens qui peuvent y«enduire.
II. CINNA, ( Cncïtts - Cornélius )devoit le jour à une petite fille dugrand tombée. Ilfut convaincu d’u-ne conspiration contre Auguste ,qu’il lui pardonna , à la prière del’impératrice Livìc. L’empcreur lefit venir dans fa chambre , lui rap-pella les obligations qu’il lui avoit ;& après quelques - reproches furson ingratitude , le pria d’étre d cses amis , L lin donna même le con-sulat qu’il exerça Tannée suivante,environ la z6me du régné A’Au-guste. Cette générosité toucha sifort Cinna , qu’il Fut depuis un dessujets les plus zélés de ce prince.II lui laissa , selon Dion, ses biensen mourant. Voltaire doute beau-coup de la clémence d ’Auguste en-vers Cinna. Tacite ni Suitone nedisent rien de cette aventure. Ledernier parle de toutes les cons-pirations faites contre Auguste: au-loit-il passé fous silence la plus cé-lébré ? La singularité d’un consu-lat donné à Cinna p on r prix de laplus noire perfidie , n’auroit pas■échappe' à tous les historiens con-temporains. Dion Ccjstus n’en parieqn’après Sénìque , & ce morceau deïénèque ressemble plus à une décla-mation qu’à une vérité historique.De plus, Sénèque met la icene en(Gaule , & Dion à Rome. Cette coní-pjration , réelle on luppolëe , aFourni su grand Corneille le sujet
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de l’un , & peut - être du prcmíefde ses chef - d’œuvres tragiques.
III. CINNA, ( Caïus - Hclvius )poète Latin, vivoit dans lctcms desTriumvirs. II avoit composé unpoème envers hexamètres, intituleSmyrna , dans lequel il décrivoitl’amour incestueux de Myrrha. Scr -vins & Priscien nous en ont con-servé quelques vers, insérés dan*le Corpus Foëtarum de Mnittaire.
CINNAMES, historien Grec dddouzième siécle , accompagna l'eM-pereur Manuel Cmnnìne dans laplupart de ses voyages. II écrivitVHistoire de ce premier en 6 livres.Le premier contient la vie de JeanComnhie , & les cinq autres celle deMunutl. C’cstim des meilleurs his-toriens Grecs modernes, & on peutle compter après Thucydide , Xéno-phon , & les autres historiens anciens.Son style en est noble & pur, lesfaits font bien détaillés & choisi*avec goût. II ne s’accorde pas tou-jours avec Nicetas fou contempo-rain. Celui-ci dit que les Gt ccs firenttoute forte de trahison aux Latins *& Cinnantcs assure que les Latin*commirent des cruautés horriblescontre les Grecs. Ils pourroient bienavoir raison tous les deux. Du C angea donné une édition de Cinnamesiin-fol. 1670, imprimée au Louvre ,cn grec & en latin, avec de savante*observations.
CINQ. ARBRES , sjean) £«»>quarbortus , natif d’Aurillac, nom-mé professeur royal cn langues hé-braïque & syriaque en 1554 , avoitbeaucoup de piété ; & ce qui estassez rare dans un savant, il étoithomme d’oraison. II mourut l’a*1587 , après avoir laissa: I. Un®Grammaire Hébraïque , imprime*plusieurs fois, & dont la meilleureédition est de 1609, in -4. Il- L*.7 'raduchon de plusieurs ouvragesiVAvicenne, médecin Arabe.