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lors qu’imparfaitement, Fut géné-ralement cultivé. 11 se Forma troiscompagnies , l’iine pour les indes,Orientales , l’airtre pour les IndesOccidentales , & la troisième pourJcs côtes d’Afrique: toutes cet com-pagnies furent encouragées & ré-compensées. Le conseil de com-merce fut rétabli. Le oanal de Lan-guedoc, entrepris pour la commu-nication des deux Mers, transportajusques dans le cœur de la Franceles denrées & les marchandises detoutes les parties du monde. Ungrand nombre de vaisseaux & degalères furcht construits en peude te ms. Des arsenaux bâtis à Mar-seille, à Toulon , à Brest, à Ro-chefort, renfermèrent tout ce quiétoit nécessaire à l'atmement & à{'équipement de plusieurs flottes.Les draps fins, les étoffes de foie,les glaces de miroirs, le fer-blanc,Tarie r , la belle savanes, le cuirmanoquiné, que les étrangers nousvendoient très-chèrement, furentenfin fabriqués dans le royaume.Chaque année de fou ministère futmarquée par rétablissement de quel-que manufacture : on compta, dansTannée 1669, 44 mille 200 métiersen laine dans le royaume. Le butdu grand Colbert étoit d’enrichir laFrance & de la peupler. En en-trant dans les finances, il fit re-mettre trois millions de tailles ,& tout ce qui étoit dû d’impótsdepuis 1647jufqu’en l6$6. Telleséioient les occupations continuel,les de ce digne ministre, lorsqu’ilmourut en 1683 , à 64 ans & sixjours, consumé (dit un historien)des chagrins que lui donnoit L011-vois , en le forçant â ruiner par3 es vexations , le peuple qu’ilavoit enrichi par le commerce ;seul martyr que le bien public aiteu, seul ministre des finances quisoit mort dans son emploi. 11 ne
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fut que huit jours malade. Le têtlui écrivit une Lettre , telle q liele méritoit un homme qui , cncréant lc commerce & en animanttous les artistes, avoit donné centmillions de rente à fa patrie. L*mourant la mit fous fou chevet»fans Rouvrir , disant qu’on étoitpeu sensible à ces attentions, quan»on étoit prêt à rendre compte anRoi des Rois. II répondit à nu 11 * 6Colbert, qui ne cessoit de lui P ar "ler d’affaires : Fous ne me litijs efeZdonc f os même le tems de woi.riïAu milieu des occupations du m 1 'nistere, il trouvoit le tems de b”re chaque jotir quelques chapitre»de TEcriture-sainte, & dc récit ct
le bréviaire : il C n fit imprimer »"pour son usage & celui de sa m- 11 'son, Paris 1679 , in-8«. qui e ,peu commun. Colbert est regarde,avec raison , comme le plus grandministre des finances qu'ait eu I*France. Avec l’cxactitude S l’ al ”deur pour le travail qu’avoit Stí 1- *H, ( Voy. ce mot ; il cut des vuÇ sbeaucoup plus étendues pour '*grandeur du souverain & le bon'heur des peuples. La populaceParis voulut pourtant le déterre/a St. Eustachc ; mais les bons /•'toyens rougirent de cette frênes 11 ’*& pensèrent sur ce grand - ho 1 /'me comme la postérité. U av0ltdédaigné pendant sa vie les m» r 'mures, souvent injustes, de c**t*populace. Ayant supprimé q*j e ”ques rentes fur l hôtel - de - ville ,acquises à vil prix depuis léS®'les rentiers, plus sensibles à R'/intérêts particuliers , qu’à T" ,: *lité de tous les établissemens ( l ,,eColbert procurait à la France »êhereboient A décrier son msoi-'tere. Ils osèrent même le men*'cer ; & soit qu’il entrât ou q» >■}sortit , cc ministre étoit assiégéà tente heure, par ces gens qu 1